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L’investisseur futé: cinq titres pour faire face à la guerre des tarifs de Trump

Martin Lalonde, président de Rivemont.
Martin Lalonde, président de Rivemont. Photo fournie par RIVEMONT
Photo portrait de Sylvain Larocque
2024-11-30T05:00:00Z

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Je vous parle souvent des vertus de l’investissement indiciel et je n’ai pas l’intention d’arrêter. Ceci dit, plusieurs lecteurs aiment faire de la sélection de titres, ne serait-ce que pour une petite partie de leur portefeuille.

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Alors, si le cœur vous en dit, pourquoi se priver du plaisir d’essayer de trouver des entreprises qui surpasseront le marché?

J’ai donc demandé à Martin Lalonde, fondateur de la firme de gestion de placements Rivemont, d’y aller de quelques suggestions. Il nous propose ici cinq titres d’entreprises qui sont bien placées, selon lui, pour résister à la guerre commerciale que Donald Trump promet de livrer au Canada, au Mexique et à la Chine.

Rivemont, qui gère plus de 125 M$ d’actifs, détient ces cinq titres dans ses portefeuilles. Ce ne sont toutefois pas des recommandations d’achat. À vous de faire vos devoirs avant d’investir.

nVent

Photo fournie par NVENT
Photo fournie par NVENT
  • Siège social: Londres
  • Chiffre d’affaires: 3,5 G$ US
  • Symbole boursier: NVT (Bourse de New York)
  • Rendement depuis le début de 2024: 35%
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Cette multinationale dont les racines remontent à 1894 se spécialise dans les solutions de branchement et de protection pour les réseaux électriques. «Ils vendent tout ce dont on a besoin pour l’électrification de l’économie», souligne M. Lalonde.

«C’est une entreprise basée à Londres, mais qui a intelligemment adopté une stratégie d’acquisitions aux États-Unis. Ils ont donc une production très importante là-bas.»

Présente dans 35 pays, nVent cible particulièrement le secteur des centres de données, qui est en forte croissance en raison notamment de l’engouement pour l’intelligence artificielle.

GFL Environmental

Patrick Dovigi
Patrick Dovigi Photo fournie par WIKIPÉDIA
  • Siège social: Vaughan (Ontario)
  • Chiffre d’affaires: 7,8 G$
  • Symbole boursier: GFL (Bourse de Toronto)
  • Rendement depuis le début de 2024: 45%

Cette entreprise de gestion des déchets fondée en 2007 par l’ancien joueur de hockey Patrick Dovigi est aujourd’hui la quatrième en importance dans son secteur en Amérique du Nord. «Il y a de moins en moins de petits joueurs dans cette industrie», note Martin Lalonde.

L’histoire de GFL en Bourse est encore récente puisque GFL a fait son entrée sur les parquets de Toronto et de New York en 2020. Après avoir effectué plusieurs acquisitions, l’entreprise ontarienne tire aujourd’hui le tiers de ses revenus au Canada et les deux tiers aux États-Unis.

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«On pense que l’entreprise va continuer à croître des deux côtés de la frontière», dit M. Lalonde.

Wheaton Precious Metals

Photo fournie par WHEATON PRECIOUS METALS
Photo fournie par WHEATON PRECIOUS METALS
  • Siège social: Vancouver
  • Chiffre d’affaires: 1,2 G$ US
  • Symbole boursier: WPM (Bourse de Toronto)
  • Rendement depuis le début de 2024: 35%

Cette entreprise se spécialise dans l’acquisition de «flux» de métaux précieux auprès de producteurs miniers. Ces flux, ce sont des contrats d’achat à prix prédéterminés qui permettent aux minières de financer des projets. Wheaton compte actuellement une trentaine de flux dans plusieurs pays, surtout dans l’or et l’argent.

«Dans le domaine de l’or, on se rend compte que ça coûte de plus en plus cher d’aller chercher la matière première», affirme Martin Lalonde.

Selon lui, cette situation avantage les entreprises de redevances et de flux comme Wheaton, qui ne sont pas directement touchées par les hausses de coûts d’exploitation des mines.

«On croit que le prix de l’or [qui a atteint de nouveaux sommets en 2024] devrait continuer à monter et que Wheaton est super bien positionnée pour en profiter», indique M. Lalonde.

AerCap

Photo fournie par AERCAP
Photo fournie par AERCAP
  • Siège social: Dublin
  • Chiffre d’affaires: 7,8 G$ US
  • Symbole boursier: AER (Bourse de New York)
  • Rendement depuis le début de 2024: 37%
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Avec l’acquisition de GE Capital Aviation Services pour 30 G$ US en 2021, AerCap est devenu le plus important loueur d’avions au monde. La firme américano-irlandaise exploite actuellement plus de 1700 avions, 1000 moteurs et 300 hélicoptères, qui sont placés auprès de quelque 300 clients.

«On pense que ce secteur va continuer d’être bon et qu’AerCap, le leader du marché, est le plus intelligent des choix», soutient Martin Lalonde.

Coastal Financial Corporation

Photo fournie par COASTAL COMMUNITY BANK
Photo fournie par COASTAL COMMUNITY BANK
  • Siège social: Everett, Washington
  • Chiffre d’affaires: 444 M$ US
  • Symbole boursier: CCB (Nasdaq)
  • Rendement depuis le début de 2024: 76%

Cette petite banque communautaire compte 14 succursales dans la région de Seattle. «On pense que les pronostics pour cette entreprise-là sont excellents», signale M. Lalonde.

Depuis la faillite retentissante de la Silicon Valley Bank, l’an dernier, le secteur des banques régionales américaines a repris du poil de la bête. «Je dirais que les craintes sont derrière nous, estime le gestionnaire. Ça va super bien pour les banques qui ont bien géré les risques.»

Les investisseurs ont de grands espoirs pour le secteur bancaire américain depuis la victoire électorale de Donald Trump. Les marchés entrevoient une vague de déréglementation qui pourrait faire bondir les profits des banques, mais aussi inciter celles-ci à prendre plus de risques. À suivre.

Vous avez des idées de sujets pour cette chronique? Écrivez-moi: sylvain.larocque@quebecormedia.com

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