L’impact économique d’un coup vicieux
Agence QMI
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Nombreux sont les parents qui ont tourné le dos au hockey lorsque vient le temps d’inscrire leur enfant à une activité sportive.
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La violence sur la glace et dans les gradins en a découragé plusieurs. Et des événements tels que la mise en échec de Mark Scheifele à l’endroit de Jake Evans n’aident en rien à freiner cette tendance.
En 2015, le hockey mineur comptait 100 000 inscriptions, selon Hockey Québec. Avant le début de la pandémie, 87 000 jeunes Québécois étaient inscrits pour la saison 2020-2021.
Il s’agit d’une baisse de 13%, qui entraîne inévitablement des chutes de revenus pour les ligues et les équipes.
Pour combler leurs pertes financières, les organisations doivent donc hausser leurs frais d’inscription. Par exemple, à Saguenay, en 2018, les parents devaient débourser 275 dollars par année pour inscrire leur enfant. En seulement trois ans, la facture a grimpé à 360 dollars.
En bref, les jeunes se tournent moins vers le hockey qu’avant et ceux qui décident de chausser les patins payent beaucoup plus cher. Et selon le directeur de la régie chez Hockey Québec, Yvan Dallaire, l’incident Scheifele risque d’aggraver cette situation.
«C’est sûr que ça jette un œil au beurre noir à notre sport national. Ce sont des événements dont les professionnels doivent être de plus en plus conscients, parce que ce sont eux qui donnent l’exemple à nos jeunes» a-t-il affirmé en entrevue à l’émission «À vos affaires», sur les ondes de LCN.
Au cours des dernières années, Hockey Québec s’est démené pour tenter de ramener les jeunes vers le hockey.
Yvan Dallaire assure d’ailleurs que le hockey mineur s’est beaucoup assaini au fil du temps.
«Par rapport à mon époque, le jeu est beaucoup moins violent. Chez Hockey Québec, depuis plusieurs années, on a des programmes de formation sur la mise en échec. On a modifié les règles», a-t-il expliqué.