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Liliane Blanco-Binette seule dans l’arène: l’humoriste fait un clin d’œil à ses origines espagnoles dans son premier spectacle solo, «Toréador»

Liliane Blanco-Binette présente sa tournée «Toréador», produite par KoScène.
Liliane Blanco-Binette présente sa tournée «Toréador», produite par KoScène. Photo fournie par Joseph El-Hage
Photo portrait de Raphaël Gendron-Martin

Raphaël Gendron-Martin

2026-02-18T11:00:00Z

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Suivie par plus de 600 000 personnes sur les réseaux sociaux, Liliane Blanco-Binette entre seule dans l’arène avec Toréador, son premier véritable spectacle solo, où elle aborde sans filtre des épisodes marquants de sa vie.

Liliane Blanco-Binette doit une grande partie de son succès aux réseaux sociaux. Et pourtant, les plateformes virtuelles lui faisaient « full peur » au début, admet-elle. « Je n’ai pas commencé en même temps qu’une Mégan Brouillard pendant la pandémie. Sur Instagram, à l’époque, j’avais environ 6000 abonnés et je trouvais ça beaucoup. »

Pendant qu’elle jouait à Zoofest, en 2023, elle s’est aperçue qu’elle pouvait utiliser les réseaux sociaux comme un outil pour le stand-up. « En trois mois, j’ai gagné environ 50 000 abonnés », dit-elle.

Culture espagnole

Sa base d’admirateurs n’a cessé de grandir et ce succès s’est transposé dans les salles. Comme des diffuseurs voulaient savoir si elle avait un spectacle complet à proposer, Liliane a monté Lion, un assemblage de ses premiers numéros sans véritable fil conducteur. « Ça m’a permis d’acquérir beaucoup d’expérience. »

Mais ne vous méprenez pas, Toréador est bel et bien son premier vrai one-woman-show. Le titre du spectacle comprend plusieurs significations, mentionne cette « fille de symbolisme ».

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Il se veut d’abord un clin d’œil à sa culture espagnole, du côté de sa mère avec les Blanco. « J’ai grandi avec ma grand-mère et on parlait espagnol avec elle. Je l’ai un peu perdu aujourd’hui parce qu’elle est décédée. »

Liliane Blanco-Binette
Liliane Blanco-Binette Photo fournie par Andréanne Gauthier
Taureau intérieur

Liliane trouve aussi qu’il y a un lien évident entre ce que font un toréador et un humoriste. « Dans les deux cas, tu as une personne au beau milieu d’une arène, c’est un huis clos et les gens n’ont pas conscience du danger ou de la violence qu’il peut y avoir. »

Sur scène, elle danse avec son « taureau intérieur » en abordant différents sujets difficiles. « Je prends la chance de parler de trucs dont on ne parle pas beaucoup, que je ne cache pas. J’aborde une relation abusive qui a fait partie de mon passé. On va parler d’agression sexuelle.

« Ce n’est pas un numéro, ça ne dure qu’une minute et quart, poursuit-elle. Mais c’est la clé qui te permet d’ouvrir toutes les serrures des numéros pour que tu comprennes qui je suis pour vrai et comment ces affaires-là m’ont changée. »

Équipe de confiance

Pour ce spectacle, Liliane s’est entourée d’une équipe de confiance. À la script-édition, on retrouve Virginie Chauvette (Mona de Grenoble, Coco Belliveau). « Ça fait longtemps qu’on travaille ensemble. C’est vraiment quelqu’un qui me comprend et qui m’accepte comme je suis. »

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La mise en scène est assurée par le comédien Sébastien Tessier (Brick et Brack), qui est aussi le partenaire de vie de Liliane. « Il m’a montré que l’humour devait être chirurgical. »

Entre le Québec et la France

En plus de sa tournée au Québec, Liliane garde l’œil sur l’Europe, elle qui a joué à guichets fermés aux Folies Bergère de Paris, en décembre dernier. Elle y retournera pour un mois en novembre avant de faire une véritable offensive au printemps 2027.

« Ça va être bizarre de travailler sur un autre territoire que mon Québec, mais ça ne me fait pas peur, dit-elle. Les réseaux sociaux font que je peux avoir un pied au Québec et un pied en France. C’est ce qui ouvre la porte à plus d’humoristes comme les Charles Brunet, Anne-Sarah Charbonneau et Louis Girard-Bock qui tentent la France.

« Avant, quelqu’un comme Stéphane Rousseau devait passer des années en France pour développer le territoire, poursuit-elle. Les réseaux font que tu peux être partout en même temps. C’est bien, mais ça fait en sorte qu’on travaille tout le temps. Le côté entrepreneuriat n’arrête jamais. »

Liliane Blanco-Binette présentera Toréador à Québec (mercredi 18 février, Salle Albert-Rousseau) et Montréal (mercredi 25 février, Olympia). Pour les infos : lilianeblancobinette.com

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