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Ligue Frontière: un club à Montréal passe par un nouveau stade, selon le commissaire

La région de Montréal est une priorité pour la Ligue Frontière de baseball

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Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-09-19T18:50:15Z

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EVANSVILLE, Indiana – Occupant le poste de commissaire de la Ligue Frontière de baseball, Steve Tahsler parle de Montréal comme d’une priorité pour le circuit indépendant, mais il convient du même souffle que la construction d’un stade est une condition sine qua non pour aller de l’avant.

« La plus grande leçon qu’on a apprise au fil des ans, c’est qu’il est très difficile d’aller dans un site temporaire et de déménager ensuite dans un nouveau stade, a tranché Tahsler, lors d’une entrevue accordée le week-end dernier à Evansville, durant la finale entre les Capitales de Québec et les Otters. Tu veux que le dévoilement d’une nouvelle concession soit le plus gros possible, tu perds beaucoup d’impact en établissant d’abord une équipe dans un endroit temporaire. Tu perds toute la magie entourant l’arrivée d’un club dans un nouveau stade. »

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Tahsler, qui est associé à la Ligue Frontière depuis plus de 25 ans, mentionne qu’une telle erreur avait été commise avec l’organisation des Grizzlies de Gateway. Ceux-ci avaient joué une première saison dans un site temporaire en Illinois.

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« Ç’a pris deux ou trois ans de plus avant de s’établir et d’attirer des partisans », a-t-il regretté, à propos de ce club toujours actif.

La promesse d’une équipe

Pas question pour la Ligue Frontière d’utiliser le stade Gary-Carter, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, en attendant que le dossier avance pour la construction d’un stade ailleurs. Présent à l’événement, Tahsler a beaucoup aimé ce qu’il a vu lors de la présentation d’un match préparatoire à cet endroit, au début du mois de juin, mais ce n’est pas une solution durable.

« Il n’y a aucun stade [dans la région de Montréal] répondant à nos besoins présentement, en termes de capacité et de disponibilité, a convenu Tahsler. Par contre, si on se met à vouloir construire un stade, nous serions disposés à nous compromettre pour l’arrivée d’un club. Une équipe serait prête à jouer dès l’ouverture du stade, avec un nom, un logo, un uniforme, des joueurs, des employés et une base de partisans. »

Concrètement, Tahsler a laissé entendre qu’au moins trois groupes de la région de Montréal ont démontré de l’intérêt pour attirer une équipe de la Ligue Frontière. Il a notamment fait allusion à Mirabel et à un autre plan proposé sur l’île, possiblement dans l’Ouest.

« Si le dossier d’un stade pouvait se régler, nous sommes convaincus que Montréal ferait partie de nos meilleurs marchés de baseball, a-t-il insisté. Il faut trouver une localisation pour un stade, mais aussi savoir quelle instance gouvernementale a un terrain et un désir de travailler avec nous pour amener un club. »

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Souvenirs des Expos

À plusieurs reprises pendant l’entretien, le commissaire a identifié Montréal comme une grande priorité pour la Ligue Frontière.

« C’est une ville internationale, c’est un quatrième marché au Canada pouvant apporter un équilibre pour nous et il y a une fantastique tradition de baseball », a-t-il souligné.

Âgé de 50 ans, Tahsler s’est souvenu au passage de certains joueurs des Expos du début des années 1980. Même s’il est originaire de Cleveland, en Ohio, il se souvient d’avoir lui-même admiré, durant son enfance, les Andre Dawson, Tim Raines et Warren Cromartie, entre autres.

« Il faut être prudent et on veut faire les choses de la bonne manière », a résumé le commissaire, concernant le dossier de Montréal.

Brockton se joint à la ligue

En attendant quelconque progrès près de chez nous, une grande annonce est prévue mercredi concernant l’ajout d’une nouvelle équipe dans la Ligue Frontière. Selon les informations obtenues par Le Journal, le Rox de Brockton, situé au Massachusetts, se joindra au circuit. Les Greys d’Empire State, club itinérant jouant tous ses matchs à l’étranger, devraient du même coup disparaître.

« Malheureusement pour vous, ça ne concerne pas Montréal, avait simplement lancé Tahsler, à la blague, à propos de l’annonce prévue. Mais nous aimons que des équipes du Canada se joignent à nous, elles sont de très bons partenaires. »

À Trois-Rivières pour y rester

Si les Capitales sont bien en selle après avoir remporté un deuxième championnat consécutif, l’organisation des Aigles de Trois-Rivières bat davantage de l’aile. Or, le commissaire n’est aucunement inquiet pour l’avenir de la formation trifluvienne.

« Ce club est stable, a qualifié Tahsler. Les Aigles sont dédiés à la Ligue Frontière et nous sommes aussi dédiés à eux. »

Et pour Montréal, ça va bouger bientôt ? Y a-t-il une date à encercler au calendrier ? 

« On n’a pas d’échéancier, à part du fait que ça vient au sommet de nos priorités », a répondu le commissaire. 

Vision à long terme

Avec dorénavant 16 équipes régulières dans la Ligue Frontière, soit huit par section, il est hors de question de brusquer les choses.

« On a un bel équilibre avec 16 équipes, a noté Tahsler. Nous ne prendrons pas de chance avec un nouveau club sans être convaincus que ce sera un succès à long terme pour nous. »

Avec un nouveau stade dans la région de Montréal, le commissaire ferait toutefois volontiers de la place à une 17e équipe.

« Il faudrait simplement trouver une façon de ramener Youppi ! » a-t-il conclu, en riant.

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