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Lieux différents, dynamique similaire

La séance de repêchage devrait être aussi mouvementée que par les années passées

AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2020-10-03T04:00:00Z

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Pandémie oblige, la LNH tiendra pour la première fois de son histoire un repêchage où aucune de ses équipes ne sera présente. Et, par la force des choses, pour la première fois depuis 1980, il ne sera présenté devant aucun spectateur. Du jamais-vu, donc.

• À lire aussi: Guide complet du repêchage de la LNH

Faut-il oublier pour autant les jeux de coulisses, les pourparlers sur le parquet et les fameux « we have a trade to announce » de Gary Bettman ? Pas nécessairement.

« Ça ne changera rien à ce niveau-là, croit Jean-Philippe Glaude, dépisteur des Predators de Nashville. Il n’y aura pas moins de transactions ou de mouvements de choix parce qu’on n’est pas sur place. »

« En temps normal, ces transactions sont le résultat de discussions qui ont été amorcées bien avant la journée du repêchage. C’est rarement quelque chose qui arrive à la dernière minute. Je m’attends à ce que ce soit la même chose », a indiqué Martin Gendron, dépisteur des Flyers de Philadelphie.

L’exemple de la NFL

Vous avez vu Draft Day, le film où Kevin Costner joue le rôle du directeur général des Browns de Cleveland ? Évidemment, l’intrigue et le dénouement du film, qui tente de reproduire un repêchage de la NFL, sont un peu tirés par les cheveux. 

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Cependant, la dynamique du prochain encan de la LNH, où chaque direction d’équipe est réunie dans ses quartiers généraux, risque d’y ressembler.

Chez le Lightning de Tampa Bay par exemple, sept à huit membres de la direction et quelques dépisteurs américains seront au même endroit. Une caméra de la LNH sera également sur place pour rendre la diffusion de l’événement plus dynamique. Il en sera de même pour chacune des
31 formations du circuit Bettman.

Le reste de l’équipe de recruteurs suivra l’action à distance, relié par vidéoconférence.

« On a regardé ce que la NFL a réussi à faire. Récemment, on a parlé au directeur général des Buccaneers (de Tampa Bay) pour savoir comment faire pour que tout le monde puisse se parler rapidement », a expliqué Mathieu Darche, directeur des opérations hockey du Lightning.

Comme une pièce de théâtre

La communication risque de représenter le plus gros défi, mais le système semble déjà bien rodé pour les équipes qui en ont fait l’essai.

« On a tenu une réunion il y a quelques jours et j’ai été surpris, a témoigné Luc Gauthier, dépisteur des Penguins de
Pittsburgh. Avec une douzaine de personnes en ligne, je pensais que ce serait la cacophonie. Ça n’a pas du tout été le cas. C’était pas mal efficace. »

Et, de toute façon, puisque les principales têtes dirigeantes de chaque équipe se trouveront dans leur caucus respectif, les occasions de débordement seront rares.

« Je m’amuse souvent à dire que la différence entre mes amis et moi, c’est que j’ai un meilleur siège pour voir le spectacle. La pièce de théâtre se joue et tu la regardes aller. Il y a une liste qu’on suit sur laquelle on raye des noms au fur et à mesure », a raconté Glaude.

Pas de bière

Évidemment, assister à une pièce de théâtre sur place, c’est beaucoup plus captivant que de la regarder via Les Beaux dimanches. Invité à Philadelphie, Gendron a préféré demeurer au Québec pour éviter que la quarantaine obligatoire au retour l’empêche d’assister à des matchs de la LHJMQ. À regret.

« J’aurais aimé être dans la war room. J’adore être près de Chuck Fletcher et Brent Flahr [directeur général et directeur général adjoint]. J’aime voir leurs interactions, vivre les réunions et aller prendre une bière pour les entendre parler de hockey. Tu en apprends tellement », a-t-il soutenu.

Ce sera pour l’an prochain. Du moins, on se croise les doigts.

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