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Liberté d'expression menacée: «Trump normalise l'impensable»

Emmanuelle Latraverse dénonce l'utilisation du capitalisme pour museler l'opposition

Agence QMI

2025-09-18T16:14:29Z

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La suspension de Jimmy Kimmel par ABC suite à ses propos sur Charlie Kirk soulève des inquiétudes quant à la liberté d’expression aux États-Unis.  

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Emmanuelle Latraverse, analyste politique, affirme que Donald Trump «normalise l’impensable» en approuvant cette décision. 

Elle souligne que cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les mécanismes du capitalisme sont utilisés pour exercer un contrôle sur la liberté d’expression, menaçant ainsi les fondements de la société civile américaine.

«On est en train de taire tous les mécanismes de la société civile qui permettent d’organiser une opposition à M.Trump [...] en passant par les mécanismes du capitalisme pour faire pression et faire taire les grandes entreprises», a-t-elle dit à l’émission de Mario Dumont à LCN. 

Jimmy Kimmel: la pointe de l’iceberg

La «chasse aux sorcières» a commencé bien avant, a souligné Emmanuelle Latraverse. «La semaine dernière, MSNBC a congédié son analyste politique dans l’émission du matin pour avoir dit que Charlie Kirk était clivant et répandait la haine», a-t-elle rappelé. 

«Depuis le meurtre de Charlie Kirk, il y a littéralement une chasse aux sorcières qui s’opère aux États-Unis par crainte de représailles de l’administration Trump, que ce soit des columnistes, des analystes politiques, des professeurs d’université, que des listes sont montées justement pour pouvoir sévir contre quiconque se place en opposition quant aux efforts pour ériger, si on veut, Charlie Kirk en martyr de la cause de la liberté d’expression», a expliqué Mme Latraverse. 

Elle a estimé qu’il s’agit d’une étape de plus dans «un processus qui remonte déjà au printemps dernier», rappelant que l'«une des premières choses qu’a faite l’administration Trump, c’est de menacer d’enquête interne tous les bureaux d’avocats qui appuyaient ou qui participaient à des recours contre le gouvernement».

Voir le segment complet, plus haut.

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