Tous les résultats
Publicité

Le Liban fait état de plus de 50 morts dans des raids israéliens

AFP

AFP

2024-11-23T10:24:06Z
2024-11-23T22:00:00Z

Partager

Plus de 50 personnes ont péri samedi dans des frappes israéliennes au Liban, notamment à Beyrouth, selon le ministère de la Santé, pendant que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, affirme que son pays continuera d’agir «avec détermination» contre le Hezbollah.

• À lire aussi: Gaza: la Défense civile annonce 22 morts dans une frappe israélienne

• À lire aussi: Syrie: 71 morts dans les frappes israéliennes contre des groupes pro-iraniens à Palmyre

Israël dit vouloir mettre hors d’état de nuire le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, des alliés de l’Iran, son ennemi. Il a juré de détruire le Hamas après l’attaque sans précédent de ce mouvement islamiste sur son sol le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, et cherche à faire cesser les tirs de roquettes du Hezbollah sur son territoire.

Avant l’aube, les habitants de Beyrouth se sont réveillés au bruit de grosses explosions, après des frappes israéliennes qui ont détruit un immeuble dans le quartier de Basta, en plein cœur de Beyrouth, provoquant un énorme cratère.

AFP
AFP

Publicité
Poursuite des recherches

Le ministère libanais de la Santé a fait état en soirée d’au moins 20 morts et 66 blessés, précisant qu’il s’agissait d’un bilan provisoire.

L’armée israélienne n’a pas commenté ces frappes dans l’immédiat.

«On dormait et soudain, on a entendu trois ou quatre missiles. La frappe était tellement puissante que j’ai cru que le bâtiment allait s’effondrer sur nous», déclare à l’AFP Samir, un habitant de Basta.

Une source de sécurité libanaise a affirmé qu’un «haut responsable du Hezbollah était visé» par le raid – sans pouvoir dire s’il avait péri -, mais un député du Hezbollah, Amin Cherri, a démenti qu’un dirigeant du mouvement ait été ciblé à Basta.

Ces derniers mois, Israël a pratiquement décimé la direction du mouvement armé en tuant plusieurs de ses chefs.

AFP
AFP

Plusieurs frappes israéliennes ont également visé la banlieue sud de Beyrouth, après des ordres d’évacuation, selon l’Agence nationale d’information (ANI).

Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé avoir ciblé dans la banlieue sud «des centres de commandement du Hezbollah et d’autres infrastructures terroristes».

«Agir avec détermination»

Au moins 38 personnes ont par ailleurs été tuées dans des frappes israéliennes dans l’est et le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé.

Publicité

Le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque du Hamas contre Israël, le Hezbollah a ouvert un «front de soutien» à son allié palestinien.

AFP
AFP

Après un an de violences transfrontalières et après avoir affaibli le Hamas à Gaza bombardée sans cesse, Israël a déplacé le cœur des combats au Liban en lançant une intense campagne de bombardements à partir du 23 septembre sur les fiefs du Hezbollah.

Le 30 septembre, l’armée israélienne a entamé une offensive terrestre dans le sud du Liban. Un soldat a été grièvement blessé samedi dans des combats dans cette région, selon elle.

Depuis le 8 octobre 2023, plus de 3670 personnes ont été tuées au Liban, selon le ministère de la Santé, la plupart depuis le 23 septembre dernier.

Israël prétend vouloir éloigner le Hezbollah des zones frontalières du sud du Liban pour permettre le retour des quelque 60 000 habitants du nord du pays déplacés par les tirs de roquettes.

Au Liban, des dizaines de milliers d’habitants ont également été déplacés.

L’émissaire américain Amos Hochstein s’est rendu cette semaine au Liban et en Israël pour tenter d’y obtenir un cessez-le-feu.

AFP
AFP

Publicité

Samedi, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue américain Lloyd Austin, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a affirmé qu’Israël continuerait «d’agir avec détermination» contre le Hezbollah.

M. Austin a réaffirmé, pour sa part, que son pays, principal allié d’Israël, était en faveur d’une «solution diplomatique au Liban».

Il a aussi appelé Israël à «améliorer la terrible situation humanitaire» dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël depuis plus d’un an sont menacés de famine selon l’ONU.

«Qu’ils nous tuent tous!»

Dans la bande de Gaza, située à la frontière sud d’Israël, l’armée israélienne a mené de nouveaux bombardements qui ont tué 19 Palestiniens, selon la Défense civile.

AFP
AFP

«Notre vie n’est que misère. Qu’ils nous tuent tous pour nous soulager de cette souffrance!» s’est exclamée Oum Mohammad Abou Sabla, la sœur d’une des victimes tuées dans une frappe à Khan Younès.

Samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué la «décision courageuse» de la Cour pénale internationale qui a lancé des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, accusés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre à Gaza.

Cette Cour a aussi lancé un mandat d’arrêt contre Mohammed Deif, considéré comme l’un des cerveaux du 7 octobre 2023. Israël a annoncé l’avoir tué en juillet à Gaza, mais le Hamas n’a pas confirmé son décès.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est considéré comme un groupe terroriste par Israël, l’Union européenne et les États-Unis.

En riposte à l’attaque du Hamas, Israël a lancé une offensive militaire dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 44 176 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité. Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées, dont 97 restent en otage à Gaza, parmi lesquelles 34 déclarées mortes par l’armée.

La branche armée du Hamas a annoncé samedi la mort, dans une zone de combats dans le nord de Gaza, d’une otage, une affirmation non confirmée par l’armée israélienne.

Publicité
Publicité