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L’hymne des Dodgers est un très mauvais choix

Photo portrait de Philippe Melbourne Dufour (Le Sac de Chips)

Philippe Melbourne Dufour (Le Sac de Chips)

2025-10-28T19:00:29Z

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Il existe beaucoup d’ironie dans le monde du sport.

Par exemple, quelqu’un qui a dédié sa vie à haïr toutes les équipes sportives de Toronto pourrait soudainement se retrouver à espérer mollement voir les Blue Jays gagner la Série mondiale (c’est dire à quel point il déteste les Dodgers).

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Ou encore, voir chaque victoire de l’équipe de L.A. célébrée sur l’air d’une chanson qui existe uniquement pour dénoncer les côtés sombres de la Ville des anges.

WE LOVE IT.

Eh oui, I Love L.A. de Randy Newman est devenu l’hymne de facto de l’équipe qui aurait dû rester à Brooklyn. Mais si on s’arrête un instant aux paroles, outre le refrain, on se rend rapidement compte que la pièce n’est pas une chanson d’amour à Los Angeles.

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La pièce se moque ironiquement du chauvinisme et de la fierté civique des résidents de L.A., malgré les nombreux problèmes: pauvreté rampante, précarité environnementale, sans-abrisme.

MEGA/WENN
MEGA/WENN

Palmiers, bikinis, sans-abris et pollution. Mais bon, tant que le refrain est joyeux, tout va bien.

Newman est reconnu pour ses pièces qui disent souvent le contraire de ce qu’il pense. Comme Short People, par exemple: il ne déteste évidemment pas les petites personnes pour vrai.

Joseph Marzullo/WENN.com
Joseph Marzullo/WENN.com

C’est un peu comme si un candidat républicain à la présidence choisissait comme chanson de campagne une pièce qui dénonce la guerre du Vietnam et le mauvais traitement réservé aux vétérans à leur retour. Ce serait vraiment cave.

On peut bien chanter un hymne ironique à la gloire d’une métropole chaotique, tant qu’il y a des confettis et un solo de guitare.

Tout ça pour dire: f*ck les Dodgers. F*ck les Jays aussi, mais un peu moins.

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