L’hiver de nos snowbirds: un service de transport de voiture jusqu’en Floride

Nicolas Saillant
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La fermeture de la frontière au moins jusqu’au 21 janvier a fait exploser la demande pour des transports de voiture de snowbirds vers la Floride.
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Si beaucoup de snowbirds choisissent de faire la route en voiture à l’automne pour rejoindre leur résidence en Floride, la fermeture de la frontière canado-américaine a contrecarré les plans d’un bon nombre de Québécois.
Lorsque les gouvernements ont repoussé une fois de plus l’ouverture des douanes, plusieurs snowbrids se sont rabattus sur des entreprises de transport de voitures qui offrent de «descendre» les voitures sur des remorques aux États-Unis.
«C’est incroyable, le nombre d’appels qu’on a eus», a réagi Chloé Daneau, de l’entreprise Transport Élégance, à Montréal.
Plusieurs fois par semaine, l’entreprise envoie des camions-remorques de neuf véhicules vers la Floride.
Les clients n’ont qu’à déposer la voiture qu’ils entendent utiliser en Floride à l’un des points de rencontre établis par l’entreprise. Certaines compagnies offrent même d’aller chercher l’auto à domicile.
Chez Transport Laberge, le nombre de demandes est moins important cette année. Par contre, «c’est entièrement de la nouvelle clientèle», remarque son PDG, Richard Laberge.
L’auto à l’aéroport
Tandis qu’un camionneur fait la route vers le sud, les clients sautent dans un avion.
C’est ce qu’a fait Louise Généreux et son conjoint il y a quelques semaines. Pour la somme de 1450 $, ils ont fait transporter leur véhicule de Saint-Eustache jusqu’à l’aéroport de Fort Lauderdale.
Ils ont entre-temps pris un vol en profitant des faibles prix offerts par les compagnies aériennes actuellement.
«Notre billet d’avion a coûté 174 $ par personne et on a acheté le retour à 133 $ chacun», fait valoir Mme Généreux.
À la descente de l’avion, leur voiture les attendait dans un stationnement identifié, explique la dame.
Un choix facile
«Habituellement, on fait le voyage en trois jours. Trois jours contre trois heures, ç’a été facile à choisir», dit la dame, bien heureuse de sa décision.
Évidemment, le voyage a été beaucoup plus cher pour le couple, mais la femme et l’homme sont heureux d’avoir évité un hiver ici.
«À notre âge, on ne veut pas manquer d’hiver en Floride», dit la dame de 75 ans, bien en forme.
Louise Généreux estime que son confinement sera bien plus agréable sous le soleil de la Floride.
«La COVID est à travers le monde. Je n’ai pas peur et on suit les consignes. On ne fait pas de folies», conclut la dame qui ne reviendra au Québec qu’en avril.