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L’hiver de nos snowbirds: ce couple de voyageurs voulait braver l’hiver dans sa roulotte

Grâce à leur nouvelle roulotte complètement isolée, Valérie Beaupré et Alexandre Grégoire, en couple depuis 13 ans, pourront affronter des destinations plus froides.
Grâce à leur nouvelle roulotte complètement isolée, Valérie Beaupré et Alexandre Grégoire, en couple depuis 13 ans, pourront affronter des destinations plus froides. Photo courtoisie
Photo portrait de Elisa Cloutier

Elisa Cloutier

2020-12-12T05:00:00Z

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Un couple de jeunes aventuriers a bien tenté de passer la saison froide dans sa roulotte cet hiver, mais le froid les a rapidement convaincus de changer de plan.

• À lire aussi: Un hiver différent pour nos snowbirds: des Québécois partent vers le Sud coûte que coûte

Âgés respectivement de 30 et 31 ans, Valérie Beaupré et Alexandre Grégoire, qui vivent et voyagent à bord de leur roulotte depuis maintenant quatre ans, avaient prévu de se rendre au Mexique cet hiver.

Mais la pandémie en a décidé autrement pour les jeunes snowbirds, qui voyagent au gré du soleil et de la chaleur.

Ne reculant devant rien, ils ont ainsi tout mis en place pour affronter le froid, sur un terrain de camping de la Rive-Sud de Québec.

Tuyaux chauffants 

Pour défier les températures sous le point de congélation, ils ont créé un système de chauffage des tuyaux, à l’aide de fils chauffants. Le tout, isolé à l’aide de styromousse.

À l’intérieur, deux chaufferettes fonctionnaient à plein régime. «Quand il faisait sous zéro, c’était le chauffage au propane qui embarquait», précise Alexandre.

Le couple admet toutefois qu’après quelques nuits plus froides, le confort n’était pas optimal.

«Ça devient rapidement très humide dans la roulotte et donc très froid», affirme Alexandre. Il y a quelques semaines, ils se sont ainsi résignés à quitter leur «maison», pour aller occuper un chalet jusqu’à la fin de l’hiver.

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Une roulotte d’hiver

Mais, dans le but d’être mieux préparé à affronter l’hiver si la pandémie devait s’étirer encore sur plusieurs mois, le couple a décidé d’acheter une nouvelle roulotte, celle-ci complètement isolée.

Un nouveau concept, fabriqué sur mesure par une entreprise de Québec. Cette fois, leur «maison» s’installera directement dans la boîte de leur camion.

«C’est le même principe qu’une maison au Québec, avec des fenêtres épaisses, mais pour un véhicule récréatif», explique Valérie.

«Tout le système d’eau et les réservoirs seront gardés isolés à l’intérieur et chauffés», ajoute Alexandre.

«Il y a un système de chauffage au diesel qui s’approvisionne à même le réservoir du camion. De plus, la toilette portative nous permettra de vidanger son contenu dans n’importe quelle toilette publique que nous trouverons sur la route», poursuit le voyageur.

Leur nouvelle roulotte à la fine pointe de la technologie sera prête au printemps et leur permettra d’élargir leur éventail de destinations.

«Ce sera aussi bon pour aller dans des pays plus chauds, comme en Amérique centrale, puisque ça conservera mieux la fraîcheur, mais aussi, nous pourrons aller passer l’hiver dans les montagnes dans l’Ouest canadien», précise le couple.

65 000 abonnés

Originaires de Québec, les jeunes snowbirds ont vendu leur maison et leurs voitures pour partir à l’aventure il y a quelques années.

Ils ont ainsi lancé leur blogue «Prêts pour la route», suivi aujourd’hui par plus de 65 000 abonnés sur les réseaux sociaux.

Depuis 2016, ils ont voyagé un peu partout au Canada, au Mexique et aux États-Unis, en passant par l’Alaska. 

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Ils mettent aussi une croix sur le Sud  

ENTREPOSER SON « RÊVE » D’ALLER AU MEXIQUE  

Photo d'archives
Photo d'archives

Très déçue de rester au Québec, Andrée Roussel, qui devait partir pour le Mexique cet hiver à bord de son véhicule récréatif, a dû entreposer son « rêve » cette année.

Elle et son conjoint n’ont eu d’autre choix que de dire au revoir à leur véhicule récréatif pour l’hiver.

Ils ont loué une maison à Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud de Québec.

« On ne pouvait pas se permettre de partir et d’être rapatriés en plein hiver avec la neige et ne pas savoir où aller avec notre VR », affirme Mme Roussel.

« La seule joie qu’on a, c’est que c’est une grande maison. Je peux prendre un bain ! Ça faisait longtemps ! », poursuit celle qui vivait dans sa « maison portative » depuis déjà trois ans.

Comme plusieurs autres, la pandémie les a forcés à repousser leurs projets.

« Si les hôpitaux sont pleins et qu’on tombe malades, même si nous sommes assurés, nous ne sommes pas plus avancés », dit-elle.

Ainsi, ils ont dû s’équiper pour affronter le temps froid. 

DES CASSE-TÊTES POUR PASSER LE TEMPS

Photo Diane Tremblay
Photo Diane Tremblay

 

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Claudette Dionne, enseignante à la retraite, ne passera pas l’hiver à Puerto Vallarta, au Mexique, comme elle avait l’habitude de le faire ces dernières années.

« Ce n’est pas un choix qu’on fait de gaieté de cœur. On pense à notre santé. On n’a pas les moyens de jouer avec si on veut continuer à profiter de cette vie-là après la COVID. »

Pour passer le temps, Mme Dionne a fait des provisions de casse-têtes de 1000 morceaux.

« J’ai acheté plusieurs casse-têtes de Noël pour me mettre dans l’ambiance », dit-elle.

« Ça va être tranquille et on va faire plus de télévision. On se garde informés. On aime savoir où on s’en va. C’est sûr qu’il y a des choses qui auraient pu être faites différemment [par les gouvernements], mais comment lancer la pierre dans une pareille situation ? Qui aurait fait mieux ? »

RAQUETTE ET TEMPÊTES

Photo courtoisie
Photo courtoisie

Les tempêtes hivernales seront une première en 22 ans pour le couple Germain Bisson et Greta Carter (photo), de Thetford Mines.

En plus de la pandémie, des raisons de santé les forcent à laisser tomber leur hiver sous le soleil de Tamarac, en Floride.

Le couple en profitera pour faire des promenades en raquette. 

Le son de cloche est le même pour Johanne Bernard et son conjoint, Gaston Vallée, de la Beauce, qui n’ont pas vu la neige depuis plus de 20 ans.

« Les grosses tempêtes, je n’ai pas vu ça depuis 15 ans, si j’en vois une, ça se peut que je freake ! » lance Mme Bernard.

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