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L’histoire incroyable d’un champion olympique moustachu

Ethan Katzberg n'a certainement pas volé sa médaille d'or olympique, même si peu d'observateurs envisageaient une telle progression il y a quelques années à peine.
Ethan Katzberg n'a certainement pas volé sa médaille d'or olympique, même si peu d'observateurs envisageaient une telle progression il y a quelques années à peine. AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-05T20:44:46Z

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Tout le Canada connaît maintenant le médaillé d’or en lancer du marteau Ethan Katzberg pour ses exploits sportifs et son étincelante moustache. Son parcours atypique et son ascension fulgurante rendent l’histoire de la nouvelle coqueluche encore plus fascinante.

• À lire aussi: Une moustache, un marteau et... une cinquième médaille d’or pour le Canada!

Il serait faux de croire que Katzberg est sorti de nulle part à Paris, en pleins Jeux olympiques. Après tout, il s’était fait un nom en devenant le plus jeune champion mondial de l’histoire de son sport à Budapest, en 2023, lorsqu’il n’avait que 21 ans.

Cette entrée fracassante dans la cour des grands n’avait visiblement rien d’un feu de paille. Pourtant, avant ce championnat mondial où il avait propulsé le marteau à 81,18 m, il demeurait relativement inconnu.

Jamais, avant cette compétition, un Canadien n’avait franchi les 80 mètres dans cette discipline. Et personne n’aurait pu deviner que Katzberg deviendrait le premier à atteindre cette marque symbolique, encore moins qu’il serait un an plus tard médaillé d’or olympique.

Des débuts par hasard

Difficile à croire, mais le moustachu de 22 ans n’avait jamais touché à un marteau de sa vie avant l’âge de 14 ans. C’est quand son père entraînait sa sœur qu’il s’est dit que cette discipline semblait «amusante», comme il l’a déjà exprimé dans différentes entrevues.

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Il a appris les premiers rouages avant d’être jumelé à l’entraîneur Dylan Armstrong à Kamloops, en Colombie-Britannique. C’est ce même Armstrong qui avait été le dernier médaillé olympique canadien dans une épreuve de lancer (poids), en 2008, à Pékin.

«Quand je l’ai rencontré, il était un joueur de basketball maigrichon», a raconté Armstrong l’an dernier au Toronto Star, à propos de son protégé, qui fait maintenant 6 pi 6 po et 235 livres.

Une progression hors norme
AFP
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Joey Lussier a côtoyé Katzberg dans les dernières années. Il a lui-même été lanceur et a compétitionné à quelques reprises contre lui.

«Je me rappelle de l’avoir vu en 2021 à Montréal aux essais olympiques. Il avait lancé 64 m. C’était loin de ce qu’il a fait à Paris (84,12 m), mais il avait 18 ans et on voyait qu’il pouvait potentiellement devenir spécial. Sa progression a été vraiment hors norme et il a travaillé pour. On parle de huit à dix grosses séances d’entraînement par semaine», a expliqué au Journal celui qui est désormais entraîneur des équipes de lancers du Rouge et Or, ainsi qu’avec la Fédération d’athlétisme du Québec.

Vers le record mondial?
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Dimanche, Katzberg a pulvérisé la compétition comme on le voit rarement dans le sport. Vous en doutez? Sachez qu’il est devenu le premier depuis les Jeux de 1920 à gagner cette épreuve olympique par au moins quatre mètres.

Le Canadien peut logiquement aspirer au record mondial de 86,74 m établi par le Russe Yuri Sedykh, en 1986. La marque personnelle de Katzberg, inscrite en lever de rideau cette saison à Nairobi, est de 84,38 m.

Ce qui joue en sa faveur est que son entraîneur suit les enseignements du légendaire Ukrainien Anatoliy Bondarchuk, qui est établi à Kamloops depuis plusieurs années.

C’est ce même Bondarchuk, lui-même ancien champion olympique, qui avait formé Sedykh, le détenteur du record du monde, ainsi que des dizaines d’autres lanceurs émérites.

Il y a fort à parier que ce n’est pas la dernière fois qu'on entend parler des exploits d’Ethan Katzberg, qui détonne vraiment par rapport aux autres lanceurs.

«Il est vraiment différent des autres parce qu’il est bien plus élancé. Physiquement, il est parfait et il a d’incroyables aptitudes de puissance, de coordination et d’agilité, qui sont très importantes. Il ne faut pas oublier que normalement, c’est un sport à développement tardif», a mentionné Joey Lussier.

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