Tous les résultats
Publicité

L’heure n’est pas encore à la panique dans le camp des Oilers

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-06-12T19:22:47Z

Partager

EDMONTON | En temps normal, on ne fera pas grand états du déficit de 0-2 dans lequel se retrouvent les Oilers. Un retard de deux matchs n’est pas la fin du monde. Sauf en finale de la Coupe Stanley.

Depuis que la LNH a instauré la formule 4 de 7 à sa ronde ultime, en 1939, l’équipe qui a perdu les deux premiers matchs de la finale est parvenue à renverser la vapeur seulement cinq fois en 54 occasions. Ce n’est pas impossible, mais ça ne s’est pas vu souvent.

Évidemment, dans le camp des Oilers, on est loin de baisser les bras. Le contraire serait plutôt décevant.

Photo AFP
Photo AFP

«Il n’y a aucune panique ici. On sait qu’on peut passer à travers cette adversité. Il faut rester calmes», a lancé Vincent Desharnais, au terme de l’entraînement tenu au Rogers Place.

Le défenseur québécois et ses coéquipiers s’y connaissent en adversité. Ils ont connu un début de saison atroce, qui a mené au congédiement de Jay Woodcroft, ils ont fait face à l’élimination contre les Canucks et ils ont tiré de l’arrière 2 à 1 en finale de l’Association de l’Ouest contre les Stars.

Publicité

«Ce n’est rien de nouveau pour notre groupe, a indiqué Connor McDavid. Il y a assurément un certain niveau de confiance sachant qu’on a réussi à se sortir de ces situations difficiles.»

«Ce qui nous a permis d’y arriver, c’est notre désir de gagner, a ajouté le capitaine des Oilers. Je ne veux pas dire que ce désir est moins élevé chez nos adversaires. Je sais que celui des Panthers est aussi très élevé, mais cette volonté nous a permis de nous sortir de certains pétrins et on a encore l’occasion de le faire.»

Besoin de chaos

Face à l’étanchéité des Panthers et au brio de Sergei Bobrovsky, il faudra plus que le simple désir de vaincre pour ramener la coupe Stanley au Canada pour la première fois en 31 ans.

Ça doit commencer par une présence plus accrue au filet.

«Lors du dernier match, il restait cinq minutes à jouer et on avait seulement 15 tirs. Ce n’est pas assez contre un gardien de but comme lui. Il faut créer le chaos», a déclaré Desharnais.

«Vancouver avait un style similaire où c’était difficile de se rendre au filet. On a trouvé une façon de le faire», a-t-il ajouté.

Nurse et Perry en uniforme

Pour cette raison, Kris Knoblauch risque de ramener Corey Perry dans la formation. Spécialiste de la peinture bleue, l’attaquant de 39 ans a été laissé de côté lors de la dernière rencontre.

Vraisemblablement blessé à la hanche droite au cours de la première période du second match, Darnell Nurse devrait également être à son poste. C’est ce que Knoblauch a soutenu, même si le défenseur n’a pas participé à l’entraînement.

«Il sera prêt à jouer», a-t-il laissé tomber.

Lundi soir, malgré l’inconfort, Nurse est demeuré dans la rencontre. Toutefois, il n’a effectué que sept présences. Il n’a joué que 28 secondes en deuxième période et il a sauté sur la glace deux fois au troisième engagement pour un temps de jeu de 94 secondes.

Evander Kane, quant à lui, demeure un cas incertain. Il serait encore aux prises avec des hernies sportives.

Les meilleurs au monde

La bonne nouvelle, c’est que les Oilers comptent dans leur rang des joueurs qui peuvent exploser à tout moment. Jusqu’ici, McDavid a été limité à une mention d’assistance, alors que Leon Draisaitl n’a toujours pas récolté de points dans cette finale.

«On a les meilleurs joueurs offensifs au monde, a tenu à rappeler Brett Kulak. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils marquent. Il faut avoir confiance en notre jeu et rester fidèle au plan de match.»

L’Allemand n’a pas été blanchi de la feuille de pointage pour plus de deux matchs de suite depuis le 11 mars 2020. Tout juste avant que le monde ne soit paralysé par la pandémie.

Ça serait le bon temps pour débloquer.

Publicité
Publicité