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Fernandez et Venus Williams sèchement vaincues à l’US Open: le rêve est terminé pour Leylah, mais le souvenir restera

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-09-02T22:45:52Z

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FLUSHING, New York | Le parcours du duo chouchou de l’US Open a pris fin de façon abrupte, mardi. Leylah Fernandez et Venus Williams n’ont pas été de taille devant les aguerries Katerina Siniakova et Taylor Townsend, qui ne sont pas les favorites à New York pour rien. 

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Devant la Tchèque et l’Américaine, titrées deux fois ensemble en Grand Chelem, Venus et Leylah n’ont rien pu faire d’autre que de regarder la parade. En moins d’une heure, leur US Open en double féminin a pris fin au compte de 6-1 et 6-2 en quarts de finale.

Dès leur entrée sur le terrain, on a senti que ce tournoi était soudainement devenu sérieux. Pas qu’il ne l’était pas au départ, mais cette fois, les sourires avaient fait place à deux visages concentrés.

La foule assise aux abords du grand stade Louis-Armstrong aux 14 000 sièges les a encore accueillies bruyamment, puis elle a servi des applaudissements nourris à l’autre duo.

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C’est que non seulement Towsend est Américaine, mais elle a fait vibrer New York en atteignant le troisième tour en simple, elle qui occupe le 139e rang de la discipline.

Une claque, mais de l’amour

En double, toutefois, Townsend est numéro un, Siniakova est numéro deux et le duo Fernandez-Williams n’a pas été capable de percer l’armure que les deux joueuses constituaient à tour de rôle au filet.

Bref, c’est sur cette claque que Leylah et Venus sont retombées sur terre. Sans amertume, toutefois: devant une nouvelle dose d’amour de la foule, Williams a salué le public, un large sourire aux lèvres.

Le tournoi est terminé, mais le souvenir, lui, restera pour la Québécoise, qui aura pu partager le terrain trois fois avec une icône du tennis, une ancienne numéro 1 mondiale qui compte sept titres majeurs en simple seulement.

Elle l’a fait grandir

Après la première victoire, la Lavalloise d’origine avait reconnu qu’elle avait peiné à fermer l’œil la nuit précédente, anxieuse à l’idée de jouer aux côtés d’une de ses idoles.

Ce qu’elle ne savait sans doute pas, à ce moment, c’est que Williams, 45 ans et de 23 ans son aînée, avait hésité avant d’accepter l’invitation de son clan... par peur «de commettre des fautes».

«Au début, je me disais non, je ne suis pas très bonne en double, a raconté lundi Venus, qui compte pourtant 14 titres majeurs en double féminin et trois médailles d’or olympiques. Je n’ai pas joué beaucoup en général dernièrement.»

«Mais une heure plus tard, je me disais... peut-être que oui, j’en ai envie», a-t-elle mentionné en souriant.

Fernandez, elle, reconnaissait même avant la fin du tournoi avoir «grandi» aux côtés de la légende, qu’elle qualifie d’«humble» et de «gentille».

«Des membres de mon équipe et de ma famille me l’ont fait remarquer. [Venus], tu ne parles peut-être pas beaucoup sur le banc, mais peu importe ce que tu dis, je suis comme une éponge qui absorbe tout», lui a dit Leylah.

«C’est une grande occasion pour moi de pouvoir apprendre d’une championne, d’une légende comme toi.»

Gabriela Dabrowski, d’Ottawa, jumelée à la Néo-Zélandaise Erin Routliffe, qui a aussi déjà défendu les couleurs du Canada, a, elle, accédé à la demi-finale. Les troisièmes têtes de série ont rendez-vous avec les deuxièmes favorites, les Italiennes Jasmine Paolini et Sara Errani.

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