Leylah Annie Fernandez rêve aux Jeux olympiques
La Québécoise pourrait y participer aux côtés de l’une de ses idoles


Mylène Richard
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PARIS | Si Carlos Alcaraz rêve de jouer aux Jeux olympiques aux côtés de Rafael Nadal, Leylah Annie Fernandez, elle, caresse l’espoir d’y prendre part aux côtés de Gabriela Dabrowski.
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«Oui, c’est sûr!» répond-elle avec enthousiaste quand Le Journal lui demande si elle pense aux Olympiques qui auront lieu dans un an à Paris.
Rien n’est impossible pour une participation aux JO en simple, mais les chances d’y être en double sont bien réelles pour Fernandez, éliminée en simple au deuxième tour aux Internationaux de France.
«C’est un bel objectif et j’espère pouvoir l’atteindre. Ce serait un rêve», ajoute Leylah, qui a vaincu lundi l’une de ses idoles, Dabrowski, pour se qualifier en quarts de finale du double féminin à Roland-Garros.
La Québécoise de 20 ans et sa partenaire américaine Taylor Townsend sont les 10es favorites à Paris, après avoir atteint la demi-finale à Madrid, les quarts à Charleston et la finale à Miami.
Déjà championne à Paris
Dabrowski est la figure de proue des épreuves de double au Canada. Elle a pris avec brio la relève de Daniel Nestor, 12 fois champion en Grand Chelem, double masculin et mixte confondus, et médaillé d’or aux Jeux de Sydney, en 2000, en compagnie de Sébastien Lareau.
L’Ottavienne de 31 ans n’a jamais réussi à se qualifier en simple pour un tournoi majeur, mais elle a triomphé en double mixte à Roland-Garros en 2017 et en Australie l’année suivante, avant d’être finaliste à Wimbledon en double féminin en 2019. Dabrowski a au moins atteint les quarts de finale en Grand Chelem à 13 reprises.
«Une légende»
Tout ce qui lui manque, c’est une médaille olympique, ayant raté sa chance à Rio et à Tokyo.
Fernandez pourrait être la partenaire parfaite pour lui permettre de grimper sur le podium lors de la compétition la plus suivie au monde. Les deux filles ont déjà uni leurs efforts, notamment à la Coupe Billie Jean King, en avril, à Vancouver.
«La première fois que j’ai joué avec elle, elle était très patiente avec moi et ça m’a aidé à me sentir plus confortable sur le court, relate Leylah. Je vais tout faire pour lui donner l’opportunité de finir le point au filet. Elle est une légende pour moi. Je la vois jouer depuis longtemps, c’est incroyable de partager un court avec elle.»
Pas sans pression
Lundi, Fernandez et Townsend l’ont emporté en trois manches de 6-4, 4-6 et 6-2 face à Dabrowski et la Brésilienne Luisa Stefani, huitièmes favorites.
En quarts de finale, le duo Américano-Canadien classé 10e tête de série jouera contre les 14es favorites, Latisha Chan et Hao-Ching Chan, de Taïwan.
«J’adore jouer en double, j’aime être avec une partenaire, mentionne Leylah. Tyler est une très bonne joueuse et elle est gentille, j’apprends beaucoup d’elle. C’est différent du simple, c’est comme un entraînement, mais avec des points et un enjeu réel. On sent la pression et on ne veut pas faire une erreur bête.»
Quant à Dabrowski, elle a pu se reprendre plus tard en journée, puisqu’elle a gagné son quart de finale en double mixte en compagnie de Nathaniel Lammons, des États-Unis. Ils l'ont emporté au super bris 7-5, 6-7 (2) et 1-0 (9) contre la Californienne Asia Muhammad et le Britannique Lloyd Glasspool.
En demi-finale, un choc avec Bianca Andreescu et le Néo-Zélandais Michael Venus est possible, si bien sûr ces derniers sortent victorieux de leur quart de finale mardi.
▶ Chez les juniors, le seul Canadien en lice, Keegan Rice, a vu son parcours prendre fin en simple au deuxième tour. Le Saskatchewanais de 16 ans qui s'entraîne à Montréal a perdu aux dépens de l'Italien de 17 ans, Lorenzo Sciahbasi, 6-2 et 6-3.