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Fuite de Paul Mukendi: l’extradition, une question politique

Paul Mukendi en entrevue au Congo, dimanche.
Paul Mukendi en entrevue au Congo, dimanche. Photo Agence QMI
Photo portrait de Nicolas Saillant

Nicolas Saillant

2021-12-22T09:00:00Z

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Sans traité d’extradition entre le Congo et le Canada, l’expulsion de Paul Mukendi est d’abord une question politique bien avant d’être une question juridique ou policière estime un expert en droit.

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« C’est sûr que quand on est dans un pays où il n’y a pas de traité d’extradition, on a une certaine protection », constate Me Stéphane Handfield qui a traité plusieurs dossiers d’extradition.

Sans entente bilatérale, les autorités policières canadiennes disposent donc de bien peu d’outils pour rapatrier le révérend de l’église Parole de vie. 

Même Interpol dont le Congo figure au nombre des pays partenaires « ne peut rien faire », sans la collaboration du gouvernement congolais, juge Me Handfield. 

L’avocat fait aussi valoir que dans le cas d’un partenariat d’extradition entre deux pays, ce sont les instances politiques du pays impliqué qui décident de l’expulsion ou non en bout de piste.

Minces chances

Dans le cas de la République démocratique du Congo où le Canada n’a aucune entente d’extradition, les chances que les autorités collaborent sont minces.

« On s’entend qu’ils ont d’autres chats à fouetter que de satisfaire une demande des autorités canadiennes », explique-t-il en faisant notamment référence aux problèmes socioéconomiques et sécuritaires de ce pays africain.

Le cas d’Arthur Porter

L’avocat donne l’exemple de l’arrestation rocambolesque d’Arthur Porter, le médecin accusé d’avoir reçu des millions en pot-de-vin pour la construction du CUSM à Montréal.

Les autorités n’étaient pas en mesure de l’arrêter aux Bahamas où il résidait. Ce n’est que lorsqu’il s’est rendu en voyage au Panama, avec qui le Canada a une entente d’extradition, que les autorités panaméennes ont pu mettre le grappin dessus en 2013.

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