L’explosion des coûts du tramway n’inquiète pas Lehouillier


Taïeb Moalla
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La hausse de 600 millions de dollars du coût du tramway de Québec n’inquiète pas outre mesure le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui estime que la région de la Capitale-Nationale mérite «un rattrapage» dans les investissements en transport en commun.
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«Au niveau de la mobilité durable, il faut qu’on regarde une chose, c’est d’abord la volonté du gouvernement du Québec de réaliser un Réseau express de la Capitale. Ça veut dire que des milliards de dollars vont être investis dans la région ici», a-t-il laissé tomber. Selon lui, «ça fait partie intégrante de la nécessité et du rattrapage qu’on a à faire. On peut très bien contester les projets, mais, à un moment donné, il faut voir que le gouvernement a donné une orientation claire».
Le Journal a révélé ce matin que le budget du tramway est désormais évalué à près de 4 G$, à la suite de modifications et de retards enregistrés au cours des derniers mois.
Interrogé pour savoir si Québec devrait opter pour un tramway ou pour un métro léger, M. Lehouillier a soigneusement évité d’intervenir dans la campagne électorale municipale de Québec. Il a répété que la décision appartient aux électeurs de Québec et que l’interconnexion avec les bus lévisiens dans le secteur de Sainte-Foy se fera de toute façon, quel que soit le mode de transport retenu par Québec.
Sécurité routière
D’autre part, M. Lehouillier s’est engagé aujourd'hui à ouvrir dès 2022 «un vaste chantier» consacré à l’enjeu de la sécurité routière à Lévis. Des consultations publiques auront lieu dans les quartiers, dans le but de «réviser les limites de vitesse (dans le sens de la baisse) en fonction de l’aménagement des rues et de leurs usages», lit-on.
Le maire de Lévis a évoqué la nécessité d’avoir un plan directeur pour harmoniser les vitesses entre les anciennes villes (avant les fusions). Actuellement, trois ex-villes ont des limitations à 30 km/h, contre 50 km/h ailleurs. «On va harmoniser tout ça, mais on va y aller dans un ensemble, a-t-il promis. Il y a des artères qui sont à 50 et on ne peut pas les baisser à 30. Ce n’est pas possible. Si vous mettez des radars, vous allez arrêter tout le monde.»
Dans le contexte de la pandémie et du télétravail, la sécurité routière prend encore plus d’importance, puisque les gens sont de plus en plus présents dans leurs quartiers. «La rue devient de plus en plus partagée», a illustré le maire de Lévis.
Manque de sérieux
Le parti d’opposition Repensons Lévis a déploré que M. Lehouillier «n’ait pas agi pour assurer la sécurité routière durant ses deux derniers mandats».
Selon le chef du parti et candidat à la mairie Elhadji Mamadou Diarra, «pour une administration sortante, ça sent l’amateurisme et le manque de sérieux. On ne peut pas simplement annoncer, après huit ans au pouvoir, qu’il y a encore du rattrapage à faire au niveau de la sécurité».