L’excellente première saison de Jonathan Sénécal
Philippe Asselin
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Une multitude d’éléments sont à retenir de la saison régulière 2021 des Carabins de l’Université de Montréal et au nombre de ceux-ci, il y a la première campagne universitaire de Jonathan Sénécal.
Avec son talent et son calme olympien, le quart-arrière de 22 ans a complètement transformé le club.
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«Au sein de notre groupe de receveurs, la confiance envers Jo est incroyable, a affirmé son coéquipier Carl Chabot. Nous savons que lorsque nous pouvons avoir le ballon, ce sera une superbe passe [que nous recevrons]. Nous avons simplement besoin d’exécuter.»
«Comparativement aux années précédentes, ce n’était pas toujours la défensive qui nous a fait remporter des matchs», a-t-il ajouté avec fierté.
Limité à six parties sur huit en raison d’une blessure, Sénécal a complété 104 des 167 passes qu’il a tentées pour des gains de 1530 verges et neuf touchés. Au fur et à mesure que la campagne avançait, le jeune homme a surtout démontré qu’il était de plus en plus à l’aise sur le terrain.
«Si on regarde mon premier match et le dernier que j’ai joués, il y a vraiment eu une grosse amélioration dans mon jeu et ma façon de comprendre le système offensif dans lequel on joue», a analysé Sénécal.
Bâtir
C’est le même constat du côté de l’entraîneur-chef Marco Iadeluca.
«Jo, c’est un super beau talent, mais ça reste un joueur de première année. Il a encore beaucoup de choses à apprendre. Nous sommes toutefois très satisfaits de sa progression. Maintenant, nous voulons que ça se poursuive lors des éliminatoires», a-t-il dit à quelques jours de la demi-finale québécoise contre le Vert & Or de l’Université Sherbrooke samedi prochain.
Iadeluca voit plus loin que la présente saison. Qui peut le blâmer, considérant que le pivot pourrait encore être derrière le centre des Carabins pour quatre autres années?
«C’est toujours plaisant d’avoir du succès avec un quart-arrière de première année, parce que tu veux bâtir ton programme autour de ça. Je le dis depuis le début, mais Jo n’est même pas proche d’avoir atteint son plein potentiel encore. C’est très excitant de construire autour d’un gars comme lui.»
«C’est vraiment agréable de savoir que nous allons pouvoir bâtir ensemble, a pour sa part dit Sénécal. Nous avons déjà un livre de jeux assez complexe et nous allons pouvoir encore en ajouter dans les années à venir.»
Voilà une déclaration qui donnera des maux de tête aux coordonnateurs défensifs des quatre autres équipes du Réseau du sport étudiant du Québec.