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L’étude coup de poing qui devrait sonner la fin des bagarres au hockey

Les bagarreurs n'ont pas la même espérance de vie que les autres joueurs.

Dur à cuire des Red Wings dans les années 1980 et 1990, Bob Probert est mort des suites d'un arrêt cardiaque en 2010, à seulement 45 ans. Une analyse de son cerveau, réalisée après son décès, a révélé qu'il était atteint d'encéphalopathie traumatique chronique.
Dur à cuire des Red Wings dans les années 1980 et 1990, Bob Probert est mort des suites d'un arrêt cardiaque en 2010, à seulement 45 ans. Une analyse de son cerveau, réalisée après son décès, a révélé qu'il était atteint d'encéphalopathie traumatique chronique. Photo d'archives
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-11-04T04:00:00Z

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Six mois après que la LHJMQ a annoncé qu'elle bannissait les bagarres, quel impact cette décision a-t-elle eu sur le monde du hockey? Le Journal a sondé, durant les dernières semaines, des ligues de partout dans le monde, des joueurs qui défendent ardemment les combats et des experts qui s'inquiètent pour le cerveau des athlètes. Nous vous présenterons les résultats au cours des prochains jours.


Les bagarreurs de la LNH qui ont jeté les gants plus de 50 fois durant leur carrière sont morts en moyenne 10 ans plus tôt que les autres joueurs du circuit, révèle une étude publiée en mai dernier.

Menée par le Dr Charles Popkin, du Columbia University Irving Medical Center à New York, la recherche a analysé la destinée des hockeyeurs qui ont évolué dans la Ligue nationale entre 1967 et 2022. 

Le constat est sombre. Car si le taux de mortalité des joueurs qualifiés de bagarreurs (ceux qui ont livré plus de 50 combats ou ont en moyenne plus de trois minutes de pénalité par match) est semblable aux autres hockeyeurs, les premiers décèdent toutefois près d’une décennie plus tôt. 

Suicide, surdose et maladie du cerveau

Et ce qui marque aussi, c’est la cause de leur mort: suicide, surdose de drogue, accident de voiture ou maladie dégénérative du cerveau. 

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«L’étude montre seulement des associations, pas des liens de cause à effet, a expliqué le Dr Charles Popkin à différents médias américains, lors de la parution de l’article. 

«Mais elle montre aussi que si vous êtes un bagarreur de la LNH, vous mourez 10 ans plus tôt, et de causes différentes des autres», poursuit-il.
50 combats, ça arrive encore

Certes, elle est révolue l’époque des Derek Boogaard ou des Bob Probert. Le nombre de combats est en chute libre dans la LNH depuis plusieurs années. 

Bob Probert (à gauche).
Bob Probert (à gauche). Photo d'archives

Une autre étude, parue en 2022, montre que les combats sont passés de 0,64 par match en moyenne en 2001-2002, à 0,35 par rencontre cette saison (en date du 28 octobre).

Mais il existe encore aujourd’hui dans les rangs de la LNH des joueurs qui ont jeté les gants plus de 50 fois durant leur carrière, y compris pendant qu’ils étaient dans les rangs juniors, alors que les conséquences sur le cerveau sont encore plus graves. 


Corey Perry

L’ancien attaquant du Canadien Corey Perry, qui a remporté la coupe Stanley avec les Ducks, s’est battu 54 fois depuis 2001, alors qu’il portait les couleurs des Knights de London, dans la Ligue junior de l’Ontario. 

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Tom Wilson

La peste des Capitals, Tom Wilson, a pour sa part totalisé 90 combats depuis qu’il a commencé à jouer dans la LNH, en 2013-2014. 


Nicolas Deslauriers

Le Québécois Nicolas Deslauriers, un ancien du Canadien réputé pour ses talents de pugiliste, a jeté les gants 79 fois depuis ses débuts dans le circuit, aussi en 2013-2014. Il a notamment été impliqué dans 14 combats la saison dernière. 


Ryan Reaves

Une autre armoire à glace, Ryan Reaves, qui joue cette saison pour les Maple Leafs, s’est battu à 89 occasions depuis 2010-2011.

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