Kristopher Letang: toujours un acteur clé


Jean-François Chaumont
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Il y a trois joueurs des Penguins avec trois bagues de la Coupe Stanley de 2009, 2016 et 2017 : Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. Des trois, seul le capitaine a un contrat qui s’étend à au-delà de cette saison.
Letang et Malkin, qui n’a toujours pas joué un seul match cette saison, auront à renégocier leur entente à la fin de la campagne. Les deux joueurs étoiles pourraient devenir libres comme l’air à partir du 1er juillet 2022.
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Ron Hextall, le directeur général, et Brian Burke, le président, voudront certainement les convaincre de poursuivre l’aventure à Pittsburgh. À l’image de Crosby, Letang et Malkin n’ont jamais porté un autre chandail que celui des Penguins.
Âgé de 34 ans, Letang ne montre aucun signe de ralentissement. Il reste le défenseur numéro un de l’équipe. Et par une bonne distance. Brian Dumoulin, John Marino et Michael Matheson sont de bons défenseurs, mais ils sont loin du niveau de Letang.
Avant le passage du Canadien en Pennsylvanie, Letang trônait au sommet des Penguins avec un temps de jeu moyen de 25 min 49 s. Il se retrouvait au sixième rang de la LNH à ce chapitre.
« C’est le fun de jouer autant, a dit Letang après un entraînement des siens au UPMC Lemieux Sports Complex. Je l’ai dit souvent au cours de ma carrière, mais je veux me retirer en jouant 26 ou 27 minutes. Je ne veux jamais occuper un deuxième rôle au sein de l’équipe. Je travaillerai toujours fort pour garder le même niveau de jeu, peu importe mon âge. »
Pas encore au sommet
Sur le plan offensif, Letang a déjà obtenu 17 points (1 but, 16 passes) en 23 matchs. S’il se destine vers une autre saison de plus de 40 points, le numéro 58 considère qu’il pourrait en donner encore plus.
« Pour la production, j’aimerais ça avoir de meilleurs chiffres, a-t-il répliqué. Je n’ai pas encore atteint mon sommet cette année pour les performances offensives. Je veux aider l’équipe, peu importe la façon que ce soit en avantage ou en désavantage numérique. »
Letang, qui avait paraphé un contrat de 8 ans et 58 millions (7,25 millions en moyenne), sera encore en mesure de viser une entente aussi lucrative pour son prochain contrat. Mais il ne devrait pas exiger autant d’années. Un pacte de trois ou quatre ans serait plus logique à son âge.
L’impact de Crosby
Blessé à un genou, Malkin ne reviendra pas au jeu avant environ un mois. Opéré à un poignet et frappé par la Covid-19, Crosby a participé à seulement 15 des 27 matchs des Penguins.
Également testé positif à la Covid-19, Letang s’est absenté pour quatre rencontres. Et il y a eu d’autres blessés chez les Penguins. Malgré cela, l’équipe de Mike Sullivan a trouvé une façon de gagner avec une fiche de 14-8-5.
Pour Letang, l’identité de son équipe reste facile à définir.
« Ça vient du numéro 87 (Crosby), a-t-il lancé. Mais aussi le 71 (Malkin). Je dirais que ça peut remonter aussi à notre propriétaire, Mario Lemieux. C’est un propriétaire maintenant en transition, mais il a encore son influence sur l’équipe. On a parlé de Flower (Marc-André Fleury) aussi. Quand il était avec nous à Pittsburgh, il se battait pour chaque rondelle. On est une équipe qui retire une grande fierté à travailler fort. On a la même mentalité lors des entraînements. »
« Crosby est aussi celui qui travaille le plus fort, a-t-il continué. Il embarque encore parmi les premiers sur la glace pour un entraînement. Quand un jeune de 22 ans voit ça, il n’a pas trop le choix de suivre. Il ne peut pas se pogner le beigne, il ne pourrait pas regarder notre capitaine dans les yeux après ça. »
Dans un corridor du centre d’entraînement des Penguins, Letang n’a pas eu peur de dire que la Covid-19 l’a terrassé à la fin du mois d’octobre. Même s’il était pleinement vacciné, il a eu des symptômes, passant quelques jours à s’inquiéter sans toutefois être transporté à l’hôpital.