Les volleyeuses canadiennes finissent en argent


Stéphane Cadorette
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L’épopée olympique grandiose des Canadiennes Brandie Wilkerson et Melissa Humana-Paredes a pris fin avec une défaite cruelle dans la finale pour l’or, mais c’est tout le contraire d’un constat d’échec.
«Malgré la défaite, c'est tellement satisfaisant parce que nous avons écrit l'histoire», a souligné Wilkerson, devant les médias au pied de la tour Eiffel.
«On va se concentrer sur le positif, tirer des leçons et je suis très excitée pour le futur», a-t-elle ajouté.
Les puissantes rivales brésiliennes ont eu besoin d’une manche ultime pour l’emporter 26-24, 12-21 et 15-10.
La logique a été respectée, mais il s’agit quand même d’une toute première médaille olympique pour le Canada en volleyball de plage féminin.
La dernière fois que le Canada avait atteint le podium en volleyball de plage, c’était en 1996, l’année d’inauguration de ce sport aux Jeux olympiques, à Atlanta. Mark Heese et John Child avaient gagné le bronze à cette occasion.
Ana Patricia Silva Ramos et Eduarda Santos Lisboa dominaient le classement mondial, mais les Canadiennes, classées septièmes, ont rapidement donné le ton en se dotant d’une avance de 13-7 en début de rencontre.
Les Brésiliennes en ont vu d’autres, et tranquillement, elles ont remonté la pente. Même si Humana-Paredes et Wilkerson ont résisté à trois balles de manche, elles ont finalement cédé au terme d’un set initial spectaculaire, au compte de 24-26.
Elles se sont toutefois joliment vengées en gagnant aisément la deuxième manche par 21-12. L’énergie a semblé manquer au set ultime.
Tension dans l’air
Lors de la troisième manche, pour une rare fois, les esprits se sont quelque peu échauffés. Les quatre dames se sont échangé quelques mots qui ne semblaient pas tendres. Au point où le responsable de l’animation a lancé la célèbre Imagine de John Lennon, hymne à la paix que la foule a entonné en cœur. Après le match âprement disputé, les rivales, après un certain temps, se sont tout de même serré la pince.
Humana-Paredes et Wilkerson ont joint leurs forces il y a moins de deux ans. Humana-Paredes avait été championne du monde en 2019 avec Sarah Pavan, mais rien ne pouvait garantir que la nouvelle équipe allait connaître un tel succès à Paris.
Et dire que les Canadiennes ont dû passer par le repêchage pour que leur belle aventure olympique se poursuive, avec une fiche d’une seule victoire à leurs trois premiers matchs en ronde préliminaire.
«Nous avons montré que peu importe ce que disent les statistiques, avec du coeur et en se battant, tout ça ne veut rien dire. On peut se battre jusqu'à la fin», a philosophé Humana-Paredes.
En huitièmes de finale, il aura même fallu battre les puissantes Américaines, classées deuxièmes au monde. En demi-finale, les Suissesses n’avaient pas perdu la moindre manche avant de plier l’échine face aux Canadiennes. Bref, ce fut tout un tournoi!
C’est la Suisse qui a raflé la médaille de bronze, avec le duo formé de Tanja Hüberli et Nina Brunner, que les Canadiennes avaient battu en demi-finale jeudi.