Report de la vaccination obligatoire en santé: les travailleurs soulagés
Amélie Simard-Blouin | TVA Nouvelles
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La volteface du ministre de la Santé, Christian Dubé, concernant la vaccination obligatoire du personnel de la santé a été accueilli avec soulagement par les travailleurs et les syndicats qui les représentent.
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«C’est sûr que c’est un soulagement parce que présentement ça ne va vraiment pas bien. Déjà qu’il y a une pénurie de professionnels en soins, c’est sûr que ça nous donne un petit lousse encore pour essayer que le plus de monde soit vacciné», a soulignée une travailleuse du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec à TVA Nouvelles.
Une autre employée du réseau a signifié que les bris de services auraient été inévitables vendredi.
Mercredi matin, avant l’annonce du ministre Dubé, 1020 employés du CIUSSS-MCQ s’apprêtaient à quitter le réseau de la santé, vendredi. Parmi eux, 356 ont cependant déjà reçu au moins une dose du vaccin contre la COVID-19.
Le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN, Pascal Bastarache, a aussi poussé un soupir de soulagement quelque temps après l’annonce du ministre de la Santé.
«Assurément qu’on vient d’en éviter un énorme problème. À plusieurs endroits, on ne savait même pas comment on allait faire parce qu’il manquait de personnel», a-t-il indiqué.
Le porte-parole des résidences privées pour aînés de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Richard Maziade, a de son côté affirmé que le réseau avait évité le pire cette semaine.
«Actuellement, le taux de vaccination est à 95% [dans les RPA], mais le 5 %, on ne peut pas le perdre parce que nous, ce sont des services 24/7», a soutenu M. Maziade, qui est aussi directeur de la résidence Le Jardin à Trois-Rivières.
Les employés de nuit en RPA sont très difficiles à remplacer, a expliqué M. Maziade. C’est la perte de ces travailleurs qui pourrait engendrer des bris de services, dans un système déjà très fragile, a-t-il fait savoir.
M. Maziade s’est également demandé si le problème n’était pas remis à plus tard et si le gouvernement prévoyait un plan de contingence en vue du départ inévitable de milliers d’employés à travers le Québec.
«Je pense qu’il faut s’asseoir ensemble et en profiter pour faire un plan de contingence et de mieux utiliser les services», a répondu le porte-parole.
En plus d’être suspendus sans solde après la nouvelle date butoir, les travailleurs qui ne sont pas adéquatement protégés devront dès maintenant dire adieu aux primes COVID-19 et au bonus de 15 000$.
«Ce genre d’invitation, ou de tape sur les doigts, je n’y crois pas vraiment. Je pense que la communication, c’est la clé entre les intervenants, la population et le gouvernement», a indiqué Pascal Bastarache.