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Les touristes se font rares à Winnipeg

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-15T14:25:16Z

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Martin St-Louis souhaitait que sa troupe démontre que sa tenue lors de la troisième période du match de jeudi contre les Penguins était un accident de parcours. 

Contre les Jets, meneurs du classement général, équipe la plus productive du circuit et formation dotée de l’attaque massive la plus dévastatrice de la LNH, ça ne s’annonçait pas une démonstration facile.

Néanmoins, le Tricolore a tenu le coup. Il s’est incliné par la marque de 4 à 2, mais jamais le match n’a été hors de sa portée.

Les joueurs du Canadien ont affiché un visage combatif et engagé. Personne dans leur camp ne s’est présenté à Winnipeg pour jouer les touristes. Normal, diront certains, il n’y a rien à voir là-bas.

À forces égales, la formation montréalaise a été en mesure d’échanger coup pour coup avec les représentants de la capitale manitobaine.

D’un côté comme de l’autre, les gardiens ont eu à se signaler à plusieurs occasions : Samuel Montembeault, qui obtenait un sixième départ consécutif, et Connor Hellebuyck, le portier le plus solide de la LNH.

Punitions inutiles

C’est sur les unités spéciales que les Jets sont parvenus à se distancer. En première période, une punition stupide écopée par Kirby Dach a mis la table pour les deux premiers buts des Jets. Des buts de Gabriel Vilardi, en supériorité numérique, et d’Adam Lowry, inscrits dans un intervalle de 126 secondes.

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En deuxième, un bâton élevé gratuit de Christian Dvorak à l’endroit de Mark Scheifele a permis aux locaux de bénéficier d’une supériorité numérique de deux hommes. Vous devinez la suite.

À ce bouquet de punitions inutiles, on peut ajouter celle de Josh Anderson, écopé à 200 pieds de son filet, et celle de Brendan Gallagher qui, avec trois minutes et demie à jouer, a freiné le Canadien dans son élan pour tenter de créer l’égalité.

Quand tu donnes six supériorités numériques à une formation qui a un taux de conversion de 30,3%, tu n’aides pas ta cause.

Enfin le premier but d’Hutson

Ce revers est venu porter ombrage au premier but de Lane Hutson dans la LNH. Le défenseur a battu Hellebuyck d’un surprenant tir des poignets. De quoi remettre à leur place ceux qui doutaient de la qualité de ses lancers.

Pour l’occasion, Hutson se retrouvait sur la glace en compagnie du premier trio revampé. Comme il avait commencé à le faire vers la fin du deuxième engagement, jeudi, St-Louis a utilisé Juraj Slafkovksy en compagnie de Cole Caufield et de Nick Suzuki.

La recrue est donc parvenue à briser la glace après avoir récolté 19 mentions d’assistance. Sur le banc, la réaction de ses coéquipiers et de ses entraîneurs en disait long sur le respect qu’ils ont à son égard. Il y avait des sourires et du bonheur au pied carré.

Les quelques centaines de partisans du Canadien qui prenaient place à l’intérieur du Centre Canada Life ont offert à Hutson un échantillon des acclamations qu’il aurait reçu s’il avait pu marquer ce but au Centre Bell.

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Hellebuyck a le dernier mot

Cette défaite a également empêché Patrik Laine de savourer pleinement ses retrouvailles avec Hellebuyck, l’un de ses coéquipiers lors des quatre saisons qu’il a disputé sous les couleurs des Jets.

En matinée, le Finlandais avait indiqué aux journalistes présents sur place qu’il allait affronter Hellebuyck pour la toute première fois puisque, lors de ses trois matchs précédents contre les Jets, c’est le gardien auxiliaire qui se trouvait devant le filet.

« Il souffrait sûrement de la fièvre Patty. Je peux le comprendre », a-t-il lancé, pince-sans-rire, aux collègues qui l’entouraient.

Il se promettait donc d’avoir raison de lui. Ses efforts furent vains. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Sept fois, Laine a mis Hellebuyck à l’épreuve. Et ce n’était pas avec une sarbacane ou des boules de papier dans une paille. Chaque fois, l’Américain a résisté. Quelque fois en donnant l’impression de se fermer les deux yeux et de prier le p’tit Jésus.

Absent jeudi, David Savard était de retour dans la formation. Sa présence a ramené une certaine stabilité à la ligne bleue. Cependant, ça n’a pas empêché Mike Matheson d’être utilisé pendant 26 mins 54s. Au moins, cette fois, il jouait de son côté fort.

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