Les Tkachuk jouent de la bonne façon
Brady et Matthew Tkachuk ont marqué quatre des six buts des États-Unis contre la Finlande


Dave Lévesque
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Les frère Brady et Matthew Tkachuk ont mené la charge pour les États-Unis et ils sont du même coup devenus les visages du nouveau hockey américain.
Brady a amassé deux buts et décoché cinq tirs au but tandis que son frère aîné a marqué deux fois en plus d’obtenir une passe et de diriger huit tirs sur Jussi Saros.
«Ils ont été dans le coup dès la première mise en jeu en apportant leur jeu physique, leur émotion et évidemment des buts», a soutenu Jack Eichel qui s’est retrouvé au centre des deux frangins en troisième période.
«Ils travaillent très fort, ils font beaucoup de jeu et sont très bons le long des bandes. Quand ils se rendent au but, ils ont de bonnes mains, c’est assez facile de jouer avec eux», a analysé Eichel qui a récolté une passe sur le second but de chacun des deux frères.
Touchant
Zach Werenski a aussi vanté le jeu de Brady et Matthew Tkachuk en soulignant qu’ils représentaient bien le style de jeu que veut proposer l’équipe.
«Ils ont de gros gabarits qui n’hésitent pas à se servir de leurs corps, ils ont une tonne de talent, ils jouent de la bonne façon.»
Membre des Blue Jackets de Columbus, Werenski était un bon ami du regretté Johnny Gaudreau dont le chandail était accroché sur un crochet du casier de Brady Tkachuk parce que remet le numéro 13 de Gaudreau au joueur du match.
«C’est un honneur incroyable de faire ça pour John qui serait probablement dans cette équipe, nous voulons jouer pour lui et sa famille et de voir Brady mettre son chandail, c’était génial», a admis Werenski avec émotion.
Beaucoup de huées
Les États-Unis ont été hués dès la présentation des joueurs, pendant le Star-Spangled Banner et pas mal tout au long de la rencontre, ce qui n’a pas plu à Matthew Tkachuk.
« Je n’ai pas aimé ça, c’est tout ce que je vais dire à ce sujet», a-t-il dit avec de l’animosité dans les yeux.
L’entraîneur-chef de la formation américaine, Mike Sullivan a préféré jouer la carte de la fierté.
«Ces gars sont des joueurs de hockey. Ils sont ici pour jouer au hockey. Ce sont également de fiers Américains. C’est un privilège de représenter votre nation. Avoir l’occasion de faire partie de cette équipe américaine, ça veut dire beaucoup pour nous tous. Représenter notre nation, c’est quelque chose de plus gros que nous.
«À propos de l’hymne national, je ne suis pas certain que ça a eu une influence sur notre début de match. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons contrôler. On voulait simplement jouer au hockey, compétitionner et représenter notre nation de la bonne façon.»
De son côté, Jack Eichel a soutenu qu’il était tellement concentré qu’il n’a rien concentré tandis que Zach Werenski a préféré faire une interprétation plus sportive que politique de la situation.
«Peut-être que les gens nous ont hués parce que nous sommes l’équipe des États-Unis, c’est quelque chose de fréquent. Évidemment, je suis fier d’être Américain, j’aime jouer pour les États-Unis. J’aime penser qu’ils veulent que nous perdions parce que nous représentons les États-Unis.»
Satisfaits, mais...
Pour en revenir à la rencontre, on peut dire que les États-Unis ont mis un certain pour se mettre en marche. Les Finlandais ont ouvert la marque et c’était 1 à 1 après 20 minutes.
«On a mis du temps à trouver notre rythme, puis l’attaque a commencé à produire, mais on s’attendait à ça dans un court tournoi comme celui-ci», a reconnu Zach Werenski.
Celui-ci considère par ailleurs que la troisième période a été bénéfique pour l’équipe. Les Américains ont inscrit quatre buts, dont trois dans les trois premières minutes.
Je crois que c’est énorme avant le match contre le Canada. Il y a des choses que nous pouvons corriger, mais c’était un bon premier match.»