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Les Texans, bientôt l’équipe de l’heure?

L’entraîneur-chef DeMeco Ryans célèbre avec Jimmie Ward après l’interception de ce dernier dans la zone des buts pour mettre fin au match.
L’entraîneur-chef DeMeco Ryans célèbre avec Jimmie Ward après l’interception de ce dernier dans la zone des buts pour mettre fin au match. Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2023-12-03T22:27:54Z

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Avec une impressionnante banque de jeunes joueurs, les Texans de Houston figurent déjà parmi les équipes les plus excitantes à voir jouer à travers la NFL et d’ici peu, ils ont carrément le potentiel pour se hisser parmi l’élite de la ligue.

Leur victoire de 22-17 contre les Broncos a encore une fois démontré que la difficile reconstruction est chose du passé et que la patience des amateurs a été récompensée.

Menés par un noyau de jeunes dans la mi-vingtaine à plusieurs positions clés, ils seront dans le portrait des séries pour les années à venir.

En triomphant des Broncos, ils n’ont peut-être pas vaincu des aspirants au Super Bowl, mais ces derniers voguaient tout de même sur une heureuse séquence de cinq victoires. Leur défense n’a donné que 16 points par match durant cette fructueuse période, en plus de provoquer 16 revirements.

La commande était donc de taille pour une jeune équipe qui cherche encore parfois ses repères, mais qui vient de signer une quatrième victoire en cinq matchs.

Retour à la lumière
Photo Getty Images via AFP
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La dernière bonne saison des Texans remonte à 2019. Ce n’est pas comme si ça faisait une éternité, mais la reconstruction a semblé pénible parce que l’équipe s’est enfoncée dans les bas-fonds. Il y a eu un dossier de 4-12 en 2020, puis de 4-13 en 2021 et de 3-13-1 l’an passé.

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Par moments, on croyait que l’organisation reculait au lieu d’avancer. Il y a eu tout le fiasco Deshaun Watson. Il y a eu trois entraîneurs-chefs et un autre par intérim. Dans le vestiaire, le ménage a été fait à la dynamite plutôt qu’au balai. 

Le premier véritable bon coup a été de convaincre DeMeco Ryans de devenir l’entraîneur-chef. À 39 ans, son ascension a été phénoménale depuis sa retraite comme joueur en 2015. 

Il a dans son ancienne vie été un excellent secondeur pour les Texans, de 2006 à 2011. Il connaît le marché de Houston, il a les succès de l’équipe à cœur plus que tout autre candidat et puisqu’il se défonçait sur le terrain il y a encore quelques années à peine, il n’éprouve aucune difficulté à connecter avec ses joueurs.

Stroud et les autres
Photo Getty Images via AFP
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Évidemment, toute bonne reconstruction ne s’achèvera jamais sans un véritable quart-arrière de franchise à bord. En CJ Stroud, il ne fait plus le moindre doute que les Texans ont trouvé leur homme.

Sans être étincelant face aux Broncos (274 verges, une passe de touché), il a mené la charge et il s’agissait d’un neuvième match sans revirement à ses dépens. 

Le mieux chez les Texans, c’est que le pivot de 22 ans est loin d’être le seul jeune qui brille. 

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Le receveur Tank Dell, qui a malheureusement quitté le match après s’être blessé, n’a que 24 ans et il est la cible favorite de Stroud. Nico Collins, 24 ans lui aussi, a connu le meilleur match de sa jeune carrière avec neuf réceptions pour 191 verges et un touché.

La défense est grandement améliorée sous la férule de Ryans et plusieurs jeunes ne font que commencer à s’illustrer.

Le demi de coin Derek Stingley Jr a réussi deux interceptions aux dépens de Russell Wilson. Il en est à trois matchs de suite avec au moins une interception et n’a que 22 ans. Son partenaire dans la tertiaire, le maraudeur Jalen Pitre, réalise aussi à 24 ans sa part de gros jeux, lui qui n’en est qu’à sa deuxième année.

Le chasseur de quarts Will Anderson Jr sera le roc de la défense pour les années à venir. Il a été un monstre face aux Broncos avec deux sacs du quart et sept pressions. L’une des deux interceptions de Stingley a été réussie après qu’Anderson a touché au ballon à la ligne de mêlée. 

C’est simple, il est partout et comme le disaient autrefois les Nordiques: le meilleur est à venir. Il n’a que 22 ans. 

Bref, les Texans n’ont pas fait que reconstruire. Tout indique qu’ils ont reconstruit les fondations d’une équipe qui a tout pour devenir vraiment spéciale.

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