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Quoi qu’on dise, Suzuki est un grand joueur

Il a le don de se démarquer quand ça compte

Photo AFP
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-02-18T20:45:00Z
2026-02-18T22:55:45Z

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Êtes-vous remis de vos émotions ? Non mais quel match de hockey ! Le Canada et la Tchéquie nous ont offert un suspense de tous les instants à Milan. Chapeau aux deux équipes !

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Personne ne méritait de perdre. Mais comme il faut un gagnant et un perdant, le Canadien a gagné et la Tchéquie a perdu.

Les Tchèques ont vendu chèrement leur peau. Jakub Dobes avait bien dit après l’entraînement du Canadien, mardi, que la formation olympique de son pays se présenterait sous un meilleur jour pour ce match de quart de finale.

Effectivement, l’équipe tchèque ne ressemblait en rien à celle qui s’était inclinée docilement 5 à 0 face aux Canadiens en ronde préliminaire.

Gudas de tous les combats

Ses joueurs se sont présentés pour jouer et donner du fil à retordre aux hommes de Jon Cooper.

Le robuste défenseur Radkus Gudas a été dans la face des joueurs canadiens tout le match. Il est fatigant pas à peu près, ce Radkus, mais on le prendrait tous dans notre équipe.

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Lorsque Ondrej Palat a redonné les devants aux siens avec moins de huit minutes à jouer en troisième période, le doute s’est installé. On pouvait imaginer la réaction des amateurs canadiens si leur équipe était rentrée au pays sans médaille.

Ça aurait été une catastrophe !

Le but de Palat n’était pas bon !

Mais c’était sans compter sur Nick Suzuki, qui a sauvé les meubles avec plus de trois minutes à écouler en temps réglementaire. Non seulement ce but tombait à point, mais les images vidéo montraient que la Tchéquie comptait six joueurs sur la surface de jeu lors du but de Palat.

Bizarrement, personne ne l’a remarqué, mais on peut deviner quelle aurait été la réaction du Canada après la rencontre.

Ça aurait crié au vol !

On peut dire ce qu’on veut du capitaine du Canadien, c’est un grand joueur. Pas de la trempe de Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Sidney Crosby, dirons-nous. Mais quand un joueur figure au 12e rang des marqueurs de la Ligue nationale, c’est qu’il a l’étoffe d’un joueur d’impact.

Il a le don de se démarquer quand ça compte.

Le Canadien ne peut se passer de lui et le Canada non plus. On se souviendra de son but face aux Tchèques comme de celui qui a permis aux siens de forcer la tenue d’une prolongation.

Sans ce but et celui de Mitch Marner en prolongation, les joueurs canadiens seraient dans l’avion qui les ramènerait au bercail. Ces deux buts marqués dans des moments critiques pourraient enlever de la pression à Connor McDavid et à Nathan MacKinnon.

D’autant plus que le statut de Sidney Crosby, blessé à la jambe droite, semble incertain, à ce stade-ci, pour la suite du tournoi.

La mise en échec que lui a servie Radkus Gudas était légale. C’est le choc qui a mené à sa blessure.

Ça fait partie des risques du métier.

Le meilleur scénario voudrait qu’il soit de retour au jeu pour la demi-finale. Sinon, le Canada devra continuer sans lui.

La faute des Leafs

Quand Marner a tranché le débat, j’ai eu une pensée pour les Maple Leafs de Toronto et leurs partisans, qui en avaient fait leur souffre-douleur.

Lorsqu’on parle d’un dossier qui a été mal géré, celui de Marner en est une belle preuve. Marner était un naturel pour les Leafs, lui, un gars de Markham, municipalité située à une trentaine de kilomètres de Toronto.

Mais on en a fait le bouc émissaire des défaites répétées des Leafs en séries et Marner est parti avec ses cliques et ses claques. Les Golden Knights de Vegas sont contents de l’avoir dans leurs rangs.

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