Les Stars ont-ils envoyé Mason Marchment à Seattle pour qu’il ne paie pas d'impôts?


Kevin Dubé
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Les Stars de Dallas ont cédé l’attaquant Mason Marchment au Kraken de Seattle, jeudi, dans le but d'économiser de l’argent sur la masse salariale. Mais ont-ils choisi Seattle afin de permettre à Marchment de continuer d’évoluer dans un État à faible taux d’imposition?
En 2022, Marchment avait signé un contrat de quatre ans et 4,5M$ par saison avec les Stars. Il écoulera la dernière année de cette entente la saison prochaine.
Et selon le journaliste Jeff Marek, le directeur général des Stars Jim Nill a envoyé Marchment à Seattle, l’un des six marchés dans la LNH où il n’y a pas d’impôt d’État, par respect pour le fait qu’il avait accepté moins d’argent pour jouer à Dallas en raison de la situation fiscale de l’état.
«Tu ne veux pas avoir la réputation d’avoir envoyé un joueur où il ne veut pas aller après qu’il eut accepté moins d’argent pour jouer pour toi. C’est pourquoi Nill a une excellente réputation dans la ligue, et ce, depuis longtemps», a écrit Marek sur «X».
D’ailleurs, avant de se joindre aux Stars, Marchment avait commencé sa carrière avec les Panthers de la Floride, une autre des six équipes évoluant dans des marchés où l’État ne taxe pas.
Pas un facteur, vraiment?
Il s’agit ici d’un autre exemple qui semble prouver que la situation fiscale d’un État est un facteur dans les décisions des joueurs de la LNH.
Le collègue de TVA Sports Renaud Lavoie révélait vendredi matin au micro de BPM Sports que Marchment disposait d’une liste de dix équipes avec lesquelles il refusait d’aller jouer. De ces dix, figuraient les sept équipes canadiennes, dont cinq figurent au sommet des marchés où l’on paie le plus d’impôts : Montréal, Ottawa, Toronto, Vancouver et Winnipeg.
Rappelons que le commissaire de la LNH Gary Bettman a qualifié cet argument de «ridicule» sur les ondes de TNT, durant la finale de la coupe Stanley.
«C’est ridicule comme enjeu. Quand les équipes en Floride n’étaient pas bonnes, et ce fut le cas pendant environ 17 ans, personne ne s’est plaint. Pour vous qui jouiez à l’époque, est-ce que vous regardiez les tableaux d’imposition avant de choisir une équipe?», a-t-il questionné.
Pas de plafond salarial
Fait à considérer, ici : les 17 premières années des Panthers de la Floride, c’était entre 1993 et 2010 et 12 d’entre elles ont été disputées à l’ère où il n’y avait pas de plafond salarial, instauré pour la première fois lors de la saison 2005-2006.
À cette époque, une équipe évoluant dans un marché plus taxé pouvait se permettre de bonifier l’offre à un joueur, ce qui n’avait pas d’incidence sur le reste de la gestion de l’équipe.
Maintenant, un contrat de 8M$ à Dallas vaut la même chose qu’un contrat de 8M$ à Montréal, même si le joueur évoluant à Montréal devra payer plus de 15% plus d’impôts sur son revenu.