Les sorties culturelles pourraient une fois de plus écoper des nouveaux budgets scolaires, croit le Front commun pour les arts

Frédérique De Simone
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Le Front commun pour les arts dénonce la nouvelle mesure adoptée par le ministère de l’Éducation, visant à regrouper toutes les enveloppes budgétaires destinées aux activités culturelles, sportives et sociales afin d’offrir davantage de flexibilité aux écoles.
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En entrevue mardi matin à QUB radio, la porte-parole du regroupement, Julie-Anne Richard, a soutenu que cette mesure mettait à risque les sorties scolaires culturelles, alors qu’elles s’inscrivaient, sous François Legault, parmi les mesures dédiées ou protégées dans les différentes règles budgétaires des centres de services scolaires.
« Maintenant, ces mesures-là sont toutes regroupées au sein d’une seule mesure qui s’appelle Sorties sociales, sportives et culturelles. Et les montants vont pouvoir passer d’une enveloppe à l’autre », a-t-elle expliqué à l’émission de Mario Dumont, retransmise au 99,5 FM Montréal.

« Il n’y a pas nécessairement de coupure en termes d’argent disponible. Par contre, c’est déjà très difficile pour nous de faire valoir les sorties culturelles ou l’achat de livres. Ce sont des leviers importants qui ne seront plus à la disposition des professeurs qui voudraient organiser des sorties », a-t-elle poursuivi.
Selon Mme Richard, qui est aussi directrice générale de l’Association professionnelle des diffuseurs de spectacles RIDEAU, il est beaucoup plus compliqué pour une école d’organiser une sortie scolaire que de simplement utiliser cette enveloppe pour financer un événement se déroulant au sein même de ses murs, comme un gala Méritas ou une journée hot-dog.
« L’expérience terrain des dernières années nous démontre qu’on a beaucoup plus tendance à faire dévier ces sommes vers d’autres types d’activités, notamment les activités sportives. Il ne s’agit pas d’opposer le sport à la culture, c’est juste que nous avons travaillé fort pour obtenir des mesures et du financement dédiés aux sorties scolaires », a-t-elle dit, craignant encore une fois un recul pour la culture.
« C’étaient des mesures très structurantes qui fonctionnaient bien. C’était un gros gain pour le milieu. On ouvre maintenant toute grande la porte à ce que ces sommes puissent être réaffectées », a-t-elle ajouté.