Les services d’hébergement payent le prix de la pandémie

Agence QMI
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Les services d’hébergement ont connu une baisse de 36,7% de leurs revenus d’exploitation en 2020 pour atteindre 17 milliards $, enregistrant alors leur plus faible niveau depuis 2012.
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Formé des secteurs de l’hôtellerie et des autres industries d’hébergement tels que ceux pour le travail ou le camping, le secteur a vu ses revenus diminuer en raison de la pandémie de COVID-19 et des restrictions de voyage qui ont été imposées depuis plus de deux ans.
Les dépenses d’exploitation ont aussi fondu d’un peu plus de 30% lors de cette année pour s’afficher à 16,2 milliards $, avec la majorité des dépenses attribuées aux salaires (26,2%).
L’Ontario a tout de même su tirer son épingle du jeu en enregistrant la plus grande part de revenus au pays avec 28,3%, quand le Québec talonne en 4e position des provinces avec 16,7% des revenus.
Les hôtels, auberges routières et motels ont le plus écopé de cette situation sanitaire, signalant une baisse de 40,6% par rapport à 2019, avec un total de 13,3 milliards $ de revenus.
«Au chapitre des ventres selon le type de client, le changement de tendance le plus marqué observé cours de la première année de la pandémie est attribuable aux clients de l'extérieur du Canada», est-il souligné dans le rapport de Statistique Canada.
En raison du confinement mondial, les ventes réalisées auprès des étrangers ont ainsi diminué de près de la moitié, tandis que les particuliers et ménages ont représenté une plus grande part des ventes, passant de 42,7% en 2019 à 51,7% en 2020.
Les autres secteurs d’hébergement ont vu leurs revenus enregistrer une baisse plus modérée (16,5%) pour s’établir à 3,7 milliards $. Le Québec est une fois de plus en 4e place des provinces qui ont tiré la plus grande part des revenus avec 16,2%.
La situation pourrait cependant connaître une légère amélioration pour 2021 grâce à l’assouplissement des restrictions lors de l’été et la relance de l’économie provinciale.
«Les données les plus récentes sur le produit intérieur brut (PIB) réel pour ce sous-secteur (jusqu'en octobre 2021) révèlent qu'il a augmenté en 2021 par rapport à la première année de la pandémie, mais qu'il ne s'était pas encore complètement redressé», a-t-il été précisé.