Les séries sont à la portée du CH, pour vrai, mais voici quatre éléments cruciaux pour y arriver


Kevin Dubé
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Il y a deux choses qu’on ne pourra jamais enlever aux partisans du Canadien de Montréal: leur passion et... leur patience. Le CH est encore dans la course aux séries, alors qu’on approche le milieu du mois de mars, pour la première fois en... six ans.
À tort ou à raison, on exclut les saisons pandémiques de 2019-2020 et 2020-2021.
En 2019-2020, le CH s’était vu avoir une chance inespérée de participer à la ronde de qualification même s’il était au 12e rang dans l’Est, lorsque la saison a été mise sur pause en mars.
Puis, l’année suivante, c’était super pour les amateurs d’avoir du hockey malgré tout ce qui arrivait dans le monde, mais les divisions avaient été remaniées et les équipes n’avaient disputé que 56 matchs.
Ce n’était pas une saison «normale».
Sinon, la dernière fois que ç’a vraiment senti les séries à Montréal, en mars, lors d’une saison sans pandémie, c’était lors de la saison 2018-2019.
Le 13 mars 2019, le CH détenait 81 points de classement, en 70 parties, à égalité avec les Blue Jackets de Columbus qui s’accrochaient au dernier rang accédant aux séries, grâce au fait qu’ils avaient remporté plus de matchs en temps réglementaire et en prolongation que le Tricolore. Malgré sept victoires à leurs dix derniers matchs, les hommes de Claude Julien avaient raté les éliminatoires par un petit point.
Depuis, ç'a été une longue et pénible période de vache maigre.
En excluant la saison 2020-2021, voici le retard qu’avait le CH sur une place en séries, au 13 mars.
- Saison 2019-2020: 7 points
- Saison 2021-2022: 34 points
- Saison 2022-2023: 18 points
- Saison 2023-2024: 15 points
Mais, cette année, ils y sont. Avec 17 matchs à jouer, ils n’ont qu’un point de retard sur la dernière place en séries disponible. Et voici ce que ça va prendre, s’ils espèrent être de la danse printanière (au terme d’une vraie saison de 82 matchs) pour la première fois depuis 2016-2017.
1. Obtenir du renfort offensif à l'interne

Il ne fait aucun doute que le CH aura besoin de ses gros canons offensifs pour le sprint final. Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky sont en feu, depuis le retour de la pause de la Confontation des 4 nations.
Mais, ils ne pourront tout faire seuls. Les trois attaquants ont marqué 17 des 31 buts de l’équipe depuis le retour de la pause.
Il faudra inévitablement que quelqu’un se lève afin d’offrir un peu d’aide au premier trio. Patrik Laine a cette capacité, mais il devra prouver qu’il peut être efficace à cinq contre cinq, ce qui n’est pas gagné d’avance.
2. Récolter au minimum 22 points sur une possibilité de 34

Depuis l’adoption du nouveau format des séries éliminatoires, lors de la saison 2013-2014, aucune équipe de l’Est n’a réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires en ayant récolté 90 points ou moins, et ce n’est arrivé qu’une seule fois qu’une formation réussisse à se tailler une place en éliminatoires avec 91 points de classement: les Capitals de Washington, l’an dernier.
Après 65 matchs la saison dernière (le même nombre que le CH cette année), la bande à Ovechkin comptait 71 points (contre 69 pour le CH), à un point des séries. Ils s’y étaient finalement qualifiés en récoltant 20 points sur 34 pour conclure l’année.
Afin d’augmenter ses chances, le Canadien doit donc trouver le moyen d’aller chercher au moins 22 points sur les 34 disponibles d’ici la fin de la saison. Si on exclut les points en prolongation, on parle de 11 victoires en 17 matchs.
3. Encercler les dates du 18 et 20 mars, ainsi que du 3, 8 et 11 avril

C’est simple: ce sont cinq matchs contre des rivaux directs de la course aux séries: les Sénateurs d’Ottawa, les Islanders de New York, les Bruins de Boston, les Red Wings de Detroit et, encore une fois, les Sénateurs.
On parlait plus haut de récolter 22 points sur 34, il sera impératif que le CH remporte ces cinq parties. Les fameux matchs de quatre points.
Ottawa a présentement quatre points de plus que le CH et est installé au rang de la première équipe repêchée (wild card), tandis que Detroit et Boston sont un point derrière le CH. Les Islanders, de leur côté, sont à quatre points du Canadien et à cinq des séries.
4. Éviter les tirs de barrage et, si possible, la prolongation

Même si elles donnent le même nombre de points au bout du compte, les victoires ne valent pas toutes la même chose dans la LNH, particulièrement en fin de saison alors que les équipes se battent pour leur vie.
C’est qu’une victoire en prolongation ou en tirs de barrage n’a pas la même valeur à la toute fin, en cas de bris d’égalité.
Advenant que deux équipes aient le même nombre de points, c’est la formation qui a récolté le plus de victoires en temps réglementaire qui aura l’avantage. S’il y a encore égalité, on ajoutera à ça le nombre de victoires récoltées en prolongation, excluant ainsi les gains en tirs de barrage.
Présentement, avec 22 victoires en temps réglementaire, le CH n’aurait l’avantage sur aucune équipe avec qui il se bat pour les dernières places en séries. Si on ajoute les gains en prolongation, le CH tombe à 29, ce qui lui donne l’avantage sur Columbus (27), Detroit (28) et les Islanders (27) alors qu’Ottawa (33), Boston (30), les Rangers (30) en comptent plus.