Les sanglots de Jakub Dobes n’ont pas inquiété Kent Hughes: «Dans l’équipe, on sait tous comment il est»

Jonathan Bernier
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TORONTO | La réaction de Jakub Dobes, qui a éclaté en sanglots devant les médias, après la défaite face au New Jersey la semaine dernière a fait couler beaucoup d’encre.
Plusieurs se sont inquiétés de la force mentale du gardien tchèque. On s’est demandé comment il ferait pour résister à la chaleur de la fournaise montréalaise. Un marché qui n’est pas toujours tendre envers ses gardiens.

Rencontré en marge de la réunion des directeurs généraux de la LNH, tenue mardi matin, à Toronto, Kent Hughes n’a pas paru trop ébranlé par la situation.
«Ça ne m’a pas inquiété. D’ailleurs, les joueurs l’ont taquiné là-dessus, le lendemain», a raconté le directeur général du Canadien.
«Ça m’a rappelé dans les séries de l’an dernier, contre les Capitals, quand il a dit qu’il voulait crier et pleurer. C’est un joueur super émotif, a poursuivi Hughes. Dans l’équipe, on sait tous comment il est.»
L’honnêteté de Montembeault
Pour demeurer dans le sujet des gardiens, Hughes s’est dit ravi de la façon dont Samuel Montembeault semble vouloir rebondir après avoir connu un début de saison en deçà de ses propres attentes.
Ce n’est pas encore parfait, mais la situation s’améliore depuis le revers de 6 à 5 subi à Edmonton, le 23 octobre.
«C’est rare qu’un joueur oublie comment jouer. Quelqu’un qui a été bon dans la LNH aura toujours le potentiel d’être encore bon, a soutenu l’homme de hockey. C’est au niveau mental que ça se joue.»
«Pour un gardien, c’est plus difficile, mais encore plus important de garder cette perspective en tête dans les moments difficiles. C’est plus facile quand tu es honnête et capable d’accepter tes responsabilités. C’est ce que Sam a fait», l’a vanté Hughes.
D’ailleurs, Montembeault semble toujours avoir la confiance de Martin St-Louis puisqu’il a obtenu le départ de quatre des cinq derniers matchs de l’équipe.