Les Sabres, une menace pour le CH
Agence QMI
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L’équipe de l’heure dans la Ligue nationale n’est pas l’Avalanche du Colorado ni les doubles champions en titre de la Coupe Stanley, les Panthers de la Floride: il s’agit plutôt des «pauvres» Sabres de Buffalo.
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À la stupéfaction des observateurs, la troupe de l’entraîneur-chef Lindy Ruff a remporté ses huit derniers matchs, disposant notamment des Bruins de Boston samedi. Cette séquence fructueuse surpasse les sept triomphes de suite des puissants «Avs». Voilà ce qui augure bien pour une organisation en quête d’une première qualification en séries depuis le printemps 2011, même si ce n’est pas un gage de succès. À titre d’exemple, Buffalo a signé 10 gains d’affilée du 8 au 27 novembre 2018, mais n’a pu maintenir le rythme et a été exclu des éliminatoires.
Il reste que les Sabres ont plusieurs raisons d’afficher leur optimisme en cette période de renouveau. Le remplacement de Kevyn Adams par Jarmo Kekalainen au poste de directeur général a fait souffler un vent de renouveau nécessaire au sein d’un club qui pataugeait dans les bas-fonds du classement jusqu’à tout récemment. Et ça paraissait dans les gradins remplis du KeyBank Center en fin de semaine.
«Je suis ici depuis un bout de temps et quand vous gagnez, les gens reviennent. Ils l’ont prouvé. C’est une base de partisans fidèles et si nous continuons à exceller, ce sera agréable dans cet édifice», a prédit dans le site de l’équipe l’attaquant Peyton Krebs.
«Nous voulons gagner pour eux. Cela rend tout cela encore plus spécial», a ajouté le gardien Ukko-Pekka Luukkonen. «En accumulant des victoires, on a montré qu’on peut obtenir du succès. Chaque joueur apprécie l’atmosphère électrique à l’aréna.»
Plus de profondeur
Au dire de Ruff, quelques différences sont perceptibles dans la compétitivité de ses hommes, ce qui explique le changement de tendance.
«Nous sommes plus en santé et nous avons davantage de profondeur. La chimie dans les trios semble meilleure et on dirait qu’il subsiste une certaine forme de compétition à l’interne, à savoir qui accomplira son boulot le mieux», a-t-il estimé.
Certes, rien n’est acquis pour la formation qui occupait le neuvième rang de l’Association de l’Est avant les duels de dimanche. Toutefois, ses concurrents, dont le Canadien de Montréal qui l’affrontera trois fois en janvier, ont intérêt à ne pas relâcher la cadence. Le Tricolore compte 45 points à son actif, trois de plus que les Sabres.
Ceux-ci se frotteront aux Blues de St. Louis lundi.