Couvre-feu: les rues désertes dans plusieurs régions du Québec
Agence QMI
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La majorité des Québécois ont respecté le couvre-feu, qui est entré en vigueur dans la province, samedi.
Plusieurs villes du Québec étaient d'ailleurs complètement désertes quelques heures avant le début du couvre-feu.
Pas un chat sur les trottoirs de Joliette
Pratiquement vides depuis quelques heures déjà, les rues de Joliette se sont subitement vidées à l'approche de 20 h, samedi.

On aurait pu anticiper une frénésie de dernière minute dans les quelques restaurants et magasins ouverts, pourtant rien de tel n'est arrivé.
À la Brasserie L'Albion, les derniers clients ont quitté vers 19 h 30. «Les gens se sont habitués à venir chercher leur bière le jour, le couvre-feu ne changera pas grand-chose pour nous», a témoigné Jason Bussière, propriétaire.

Lorsque le silence étrange du couvre-feu est descendu sur la ville, seuls quelques passants et véhicules isolés circulaient encore. Aucun incident n'a été rapporté.
Les rues sont vides à Repentigny
Toutes les grandes artères et les parcs de la ville de Repentigny étaient déserts en ce début de couvre-feu, mis à part quelques voitures de police qui actionnaient leurs gyrophares.

Il y aura une augmentation d’effectifs policiers dans les heures du couvre-feu à Repentigny, a confirmé Lison Ostiguy, inspectrice-chef à la division stratégique du Service de police de Repentigny.
«C’est une première, on est en train de s’organiser et de finaliser comment on va opérer durant les heures du couvre-feu», a détaillé la policière, alors que des réunions ont eu lieu à cet effet entre les policiers de Repentigny.
«Oui il y a eu des rassemblements à Repentigny et il y a des gens qui ne croient pas encore au virus, mais nos policiers connaissent bien les places de fréquentation, a ajouté Mme Ostiguy. On a confiance en notre population qui a été très responsable depuis le début de la pandémie.»
L’Agence QMI a également circulé dans le centre-ville de la ville de L’Assomption, qui était aussi totalement désert.

Gaspé devient une ville fantôme
Gaspé est devenue une ville fantôme avant même l’imposition du couvre-feu.
Une tournée effectuée au centre-ville et à proximité a permis d’observer une poignée de voitures en circulation en début de soirée. Toutefois, aucun marcheur n’a été vu, pas même un seul chien en laisse.

Au marché IGA, un employé a indiqué que dès le début de soirée, l’achalandage est devenu pratiquement inexistant, même si les portes fermaient à 19h30. Le propriétaire d’un poste d’essence avec dépanneur situé à proximité - qui aurait pu demeurer ouvert comme service essentiel - a tout simplement décidé de fermer, estimant que le jeu n’en valait pas la chandelle.
Fait à noter: aucune voiture-patrouille de la Sûreté du Québec n’a été aperçue durant la tournée de l’Agence QMI dans les rues de Gaspé.

Les rues sont vides à Gatineau
À l’instar des autres villes de la province, Gatineau ressemblait presque à une ville-fantôme samedi soir en raison du couvre-feu imposé par le gouvernement du Québec.

Bien que désert depuis le début de la pandémie, car peuplé surtout de restaurants, de bars et de fonctionnaires, son centre-ville était vide de monde. Seuls quelques rares véhicules se déplaçaient sur les artères principales de la ville.
Pendant ce temps, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, plusieurs personnes se promenaient sur le marché By au centre-ville d’Ottawa et on pouvait même y remarquer quelques plaques d’immatriculation du Québec.
Le couvre-feu respecté à Boisbriand
Le couvre-feu a été respecté du côté de Boisbriand, sur la Rive-Nord de Montréal. À partir de 20 heures, L'Agence QMI n'a vu que des véhicules de la Ville.
Le silence régnait partout autour de l'Hôtel de Ville. Seul un employé de la municipalité s'affairait à nettoyer la patinoire du parc Charbonneau pour permettre aux citoyens d'y retourner le lendemain.

Une voiture de police de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville a été aperçue au loin par l'Agence QMI, alors qu'elle patrouillait les rues avec les gyrophares allumés. Sans quoi, les rues étaient désertes.