Les Rougeau et Brito réunis 40 ans plus tard
Ils participeront tous à la prochaine saison de Lutte Académie


Dave Lévesque
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La famille Rougeau fait partie des meubles dans le monde de la lutte au Québec, mais c’est aussi le cas de Gino Brito. Et tout ce beau sera réuni dans les prochains mois.
C’est dans le cadre de la troisième édition de Lutte Académie, une compétition pour chercher de nouveaux talents et mise sur pied par Jacques Rougeau, que celui-ci, son frère Raymond et Brito se retrouveront.
«Comme on est partis du Club Soda et qu’on s’est installés au Centre Leonardo da Vinci dans le beau quartier italien de Saint-Léonard pour cette nouvelle édition, je me suis dit: quel beau cadeau qu’on pourrait faire aux fans de lutte de ramener Gino Brito avec Raymond et moi, ça doit faire 40 ans qu’on n’a pas travaillé ensemble sur un gala de lutte. J’imagine à quel point les fans vont être contents de nous voir les trois ensemble», raconte Jacques Rougeau avec sa verve habituelle.
Brito, qui est toujours très solide à 83 ans, a dit oui instantanément.
«J’étais vraiment content et fier parce que quand on arrive à un certain âge, on n’a rien à faire, dit-il en riant. Ça m’a fait quelque chose que Jacques me demande ça, j’en suis très fier.»
Jamais!
Quand on demande à Raymond Rougeau, qui est aussi maire de Rawdon, dans Lanaudière, s’il aurait pu imaginer se retrouver assis à la table d’un café de Saint-Léonard, sa réponse fuse dans un éclat de rire.
«Jamais! On est rendus ici, plusieurs décennies plus tard, pour commenter un événement de lutte et ça me stimule au plus haut point et je vais être très content d’être assis à une table avec Jacques et Gino.»
Parce que le trio assurera l’animation des galas de Lutte Académie qui sont diffusés en direct sur le web.
Tout a commencé par une absence lors d’un gala de la seconde édition, ce qui avait permis à Jacques et Raymond de travailler ensemble pour une première fois depuis longtemps, eux qui ont été en froid pendant un certain moment.
«L’an passé, j’ai eu la chance d’avoir mon frère Raymond comme juge un soir, et comme commentateur ensuite, et je pense qu’il a tellement aimé ça qu’il a décidé de revenir cette année à ma demande», lance Jacques avec enthousiasme.
Ami de la famille
C’est tout naturel que Gino Brito embarque dans l’aventure avec les frères Rougeau parce qu’il fait partie de leurs vies depuis toujours.
«Ce sont de bons amis, je les ai connus quand ils étaient de jeunes garçons alors que j’étais ami avec leur père, Jacques. Et quand j’ai travaillé pour lui quand il faisait de la promotion, on voyageait souvent ensemble avant», explique Brito.
D’ailleurs, Jacques Rougeau précise que le lien entre son paternel et Brito a été fort jusqu’au départ de Jacques Sénior.
«Gino, jusqu’au décès de mon père il y a quatre ans, chaque année il venait manger chez mon père à Rawdon. Ils ont travaillé ensemble pendant 25 ou 30 ans ensemble dans la lutte et ils sont restés amis ensuite.»
Impressionné
Lutte Académie connaît un beau succès depuis son lancement. À preuve, Jacques Rougeau a reçu plus de 80 inscriptions pour la troisième saison et un peu plus d’une trentaine de lutteurs y participeront, dont une majorité provenant de l’extérieur du Québec.
C’est en voyant la qualité du spectacle dans le ring (et à l’extérieur aussi parce que ça reste de la lutte!) que Raymond Rougeau a accepté de s’impliquer dans l’aventure.
«J’ai été tellement impressionné par le calibre et la qualité des lutteurs que j’ai eu envie de continuer. La première fois, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais.
«Il y en a pour qui c’est le rêve d’une vie de participer à ça et ça peut leur ouvrir les portes sur une grande carrière, alors être juge, je prends ça très au sérieux parce que ça affecte la vie d’une personne.»
Les gagnants remporteront un séjour dans une école de lutte mexicaine pour découvrir la Lucha Libre, qui est un monde complètement différent.