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Les Roses de Montréal ont besoin d’un petit miracle

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-11-08T00:00:00Z

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C’est dans un bon état d’esprit, parole de l’entraîneur-chef, que les Roses de Montréal se préparent à grimper l’Everest: au bord du gouffre, elles se présenteront lundi à Toronto avec un retard de 2 à 0 dans leur demi-finale de la Super Ligue du Nord.

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«C’est notre dernière chance si on ne veut pas partir en vacances. J’ai hâte de voir comment le groupe va réagir», a lancé Robert Rositoiu en entrevue au Journal, jeudi.

«C’est dans ces moments qu’on bâtit la résilience, qu’on voit le vrai caractère des personnes et d’un club», a-t-il ajouté.

Le coach l’a avoué, ç’a pris quelques jours avant de digérer le dernier revers subi à la maison samedi. De plus, sa formation professionnelle de soccer féminin n’a pas gagné à ses cinq plus récentes sorties. Rien pour aider la confiance.

«C’est difficile d’y croire, mais on le sait que c’est possible», a mentionné avec optimisme Rositoiu, même si les probabilités que son équipe atteigne la finale de la SLN le 15 novembre sont faibles.

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L'entraîneur-chef des Roses, Robert Rositoiu.
L'entraîneur-chef des Roses, Robert Rositoiu. Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Du positif

Il a souligné les points positifs, rappelant qu’en saison régulière, sa troupe a déjà battu deux fois à Toronto les championnes au classement, qu’elle n’a jamais perdu plus de deux matchs consécutifs et n’a pas encaissé plus de deux buts par rencontre.

«[Samedi lors du match aller], on a eu plus de buts attendus, on a eu plus la possession du ballon, plus de chances que les joueuses de Toronto. Mais elles ont été plus opportunistes, elles ont fait preuve de plus de sang-froid devant le but», a raconté Rositoiu.

Les Roses, qui se sont classées quatrièmes dans le nouveau circuit, ont bien failli égaler le pointage, mais Lorie Thibault et Chaerim Kang n’ont pu convertir leurs chances.

«On peut s’accrocher à ça, mais on doit mieux finir nos actions, a résumé l’entraîneur, admettant que ce manque d’offensive est frustrant. Si on est discipliné défensivement, si on reste dans le match et qu’on arrive à aller chercher ce premier but, tout est possible.»

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Une défensive étanche

La pente toutefois sera ardue. Face à une équipe qui n’a accordé que trois buts à ses huit dernières parties, Montréal doit s’assurer d’une avance de deux filets pour au moins provoquer la prolongation.

«C’est énorme! On a besoin de faire un match excellent, d’avoir une performance extraordinaire et de se surpasser big time!» a soutenu avec espoir Rositoiu.

«Lors de notre match d’ouverture, on perdait 1 à 0 à la mi-temps contre Ottawa. En 45 minutes, on a marqué deux fois pour gagner. Là, on est à la mi-temps et on perd 2 à 0, mais il nous reste 90 minutes», a-t-il imagé en guise d’encouragement.

Tanya Boychuk est prête

La présence de la cocapitaine Tanya Boychuk comme partante ne nuira pas. L’attaquante n’avait disputé que la seconde demie, samedi passé, se remettant d’une commotion cérébrale.

«Elle est prête. Ça va faire du bien!» a laissé tomber son coach.

Ce dernier a aussi confirmé que la gardienne Anna Karpenko, native de Toronto, sera à son poste.

▶ En raison de la neige, le match retour a été remis à lundi, 18h.

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