Les revenus du Groupe TVA continuent de baisser


Martin Jolicoeur
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Le Groupe TVA a encore une fois enregistré une chute importante de ses revenus au troisième trimestre, victime entre autres de la crise financière qui se poursuit dans le secteur de la télévision et d’une baisse drastique des productions étrangères au Québec.
Ainsi, de juillet à septembre 2025, la filiale de Québecor Media, également propriétaire du Journal, a vu ses revenus fondre cette fois de 5,5%, passant de 112 millions $ en 2024, à 106 M$ cette année.
Depuis le début de l’année, soit au cours des neuf premiers mois de 2025, ses revenus connaissent la même trajectoire. Ils ont fondu de 30,3M$, ou de pas moins de 7,8%, par rapport à la même période l’année dernière.
«Les résultats de Groupe TVA [...] démontrent que les défis qui fragilisent l’industrie télévisuelle québécoise, particulièrement en ce qui a trait à la décroissance des revenus publicitaires, continuent de prendre de l’ampleur et de menacer la pérennité des entreprises d’ici», a déclaré par communiqué jeudi le président et chef de la direction par intérim de l’entreprise, Pierre Karl Péladeau.

Pour ce troisième trimestre, les revenus des services publicitaires du groupe ont, de fait, chuté de 11,1%, glissant de 45,9 M$ l’an dernier à 40,7 M$ cette année. Depuis le début de 2025, ses revenus publicitaires s’établissent à 163,6 M$, un recul de 3,6%.
De même manière, les services de location de studios et d’équipements, de postproduction et de distribution du Groupe ont souffert de la quasi-absence de superproductions cinématographiques étrangères depuis le début de l’année. Les revenus de ce secteur ont décliné de 22,9% au troisième trimestre, passant de 22,3 M$ à 17,2 M$.
«Pour garder notre attractivité sur le marché, nos partenaires doivent pouvoir bénéficier d’incitatifs attrayants et comparables à ce qui se fait ailleurs au Canada et à l’international», a déclaré M. Péladeau. «Pour ce faire, [...] Québec doit élargir aux émissions audiovisuelles de variétés le crédit d’impôt remboursable pour les services de production cinématographique ou télévisuelle. Il doit également harmoniser les règles entourant la production locale de ce genre d’émissions avec celles du fédéral, en prenant en considération l’importance qu’accordent les autres juridictions à ce secteur économique majeur.»
La poursuite des mesures de compression appliquées dans son secteur de la télédiffusion depuis un an a toutefois permis au Groupe TVA de tripler son bénéfice net au dernier trimestre.
Ses profits sont en effet passés de 2,6 M$ pendant les mêmes trois mois de 2024 à un peu plus de 8 M$ cette année. Pour l’ensemble de l’année, l’entreprise continue par contre d’essuyer des pertes; après neuf mois, elles dépassent les 17 M$.
À la clôture des marchés vendredi, la valeur de l’action de Groupe TVA avait bondi 8,93% pour s’établir à 0,61$ à la Bourse de Toronto. Depuis le début de 2025, son titre a perdu plus de 38%.