Les Remparts soulevés par les unités spéciales
Québec chasse rapidement les mauvais souvenirs de la défaite face aux «Sags»


Jessica Lapinski
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Déclassés la veille, les Remparts ont rebondi dimanche contre le Drakkar de Baie-Comeau. De belles prestations de leurs unités spéciales leur ont permis de signer une victoire serrée de 3 à 2.
Les Diables rouges n’ont pas connu beaucoup de succès en supériorité numérique cette saison. Avant le match de dimanche, ils figuraient à l’avant-dernier rang de la ligue à ce chapitre.
Mais contre le Drakkar, tant Pier-Olivier Roy — sur une superbe pièce de jeu — que James Malatesta ont trouvé le fond du filet avec l’avantage d’un joueur.
Québec s’est aussi bien défendu à court d’un homme. Baie-Comeau a touché la cible une seule fois en cinq occasions dans cette rencontre au cours de laquelle Elizabeth Mantha, première femme à arbitrer dans la LHJMQ, faisait notamment partie du quatuor d’officiels.
« On a été bon tant en avantage qu’en désavantage numérique, a pointé l’entraîneur-chef Patrick Roy. En désavantage numérique, on a eu trois échappées. On aurait pu mettre le match hors de portée sur l’une d’elles en troisième période. »
« On a été bon en supériorité numérique. Après la défaite de dimanche [7 à 3 contre les Saguenéens de Chicoutimi], c’était important de rebondir vite », a renchéri Xavier Filion, le premier buteur de la rencontre.
Louis Crevier a été l’un des meilleurs du côté des Remparts. Le défenseur format géant a récolté deux mentions d’aide.
Les locaux — qui jouaient devant plus de 8000 spectateurs pour un deuxième match ce week-end — n’ont jamais tiré de l’arrière dans cette confrontation. Après avoir ouvert la marque tôt dans la rencontre, ils ont vu le Drakkar créer l’égalité à la fin du premier vingt.
Lacobo se dresse
Mais les buts de Pier-Olivier Roy et de Malatesta ont été suffisants pour placer le match hors de la portée de Baie-Comeau, notamment grâce au support de Fabio Iacobo.
Après avoir déploré samedi que ses gardiens ne fussent pas parvenus à maintenir l’équipe dans le match, Patrick Roy a eu droit à une bonne performance de son gardien de 20 ans.
Le vétéran a stoppé 17 des 19 tirs dirigés vers lui. Il a été particulièrement solide en fin de partie, alors que le Drakkar, en quête du filet égalisateur, a lancé plusieurs fois vers sa cage dans les dernières secondes.
« Ils ont bien joué, mais on a réussi quand même à bien jouer défensivement. Notre désavantage numérique a aussi été très bon, ça nous a aidés à gagner le match. On joue beaucoup dernièrement [voir autre texte], c’est sûr que ça devient fatigant, mais on essaye de garder notre jeu le plus simple possible », a soulevé Filion.
À l’autre extrémité de la patinoire, les Remparts ont décoché 30 tirs vers le filet d’Olivier Ciarlo, qui a cédé trois fois.
« Mentalement, c’est dur » – Patrick Roy

Le report de plusieurs matchs de la LHJMQ en janvier, en raison de la pandémie de COVID-19, pèse déjà lourd sur les joueurs et même sur les entraîneurs, a concédé Patrick Roy après la rencontre, dimanche.
« Mentalement, c’est dur, a pointé le pilote des Remparts. Même plus que physiquement. Les joueurs de notre ligue méritent beaucoup de crédit. C’est dommage parce que le spectacle en souffre, mais c’est un marathon. »
Les Diables rouges ont bien rebondi contre le Drakkar de Baie-Comeau, après leur laborieuse performance de la veille face aux Saguenéens de Chicoutimi, qui s’est soldée par un revers de 7 à 3.
Gérer le calendrier
L’entraîneur-chef des Remparts a tenu à souligner que toutes les équipes du circuit sont à risque de connaître ce genre de débâcle d’ici la fin du calendrier régulier, serré au possible et qui laisse peu de temps de repos aux hockeyeurs.
« C’est sûr qu’un résultat comme celui [de samedi], c’est chiant. C’est plate que ça arrive devant nos partisans, mais dans l’ensemble, je suis fier de mes joueurs. Ils ont trouvé une façon de gagner [dimanche] », a dit Patrick Roy.
« Les équipes qui vont mieux gérer le calendrier d’ici la fin de la saison sont celles qui vont le mieux s’en sortir, a-t-il ajouté. Nous, on a joué 46 matchs [sur 68], mais certaines équipes en ont cinq de plus à disputer que nous. Quand on y pense, c’est incroyable. »
Le Drakkar s’est accroché
Jean-François Grégoire, l’entraîneur-chef du Drakkar, a tenu des propos semblables. À Québec, ses protégés jouaient leur cinquième rencontre en huit jours.
Ils se sont battus jusqu’à la fin contre des adversaires plus expérimentés et beaucoup mieux classés qu’eux.
« Je ne veux pas chercher d’excuses, mais cinq en huit, ce n’est pas facile pour le niveau d’énergie. On a pris de mauvaises décisions, mais on s’est accroché. Je dois reconnaître ça », a-t-il mentionné.
Malgré cela, en date de dimanche, les Remparts pointaient au premier rang de la ligue avec une récolte de 65 points en 46 parties jouées. Québec a toutefois joué cinq parties de plus que les Islanders de Charlottetown.
La troupe à Patrick Roy a remporté huit de ses dix dernières parties.
La troupe de Patrick Roy prendra maintenant la direction de Boisbriand, où elle affrontera l’Armada mercredi.