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Les relations entre les États-Unis et Cuba depuis la révolution cubaine

Les États-Unis n’ont cessé de mettre Cuba sous pression depuis la révolution communiste de 1959 sur l’île des Caraïbes, à l’exception d’un dégel historique sous la présidence Obama.

AFP

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2026-02-04T15:49:50Z

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Invasion ratée, embargo économique ou capture de l’allié vénézuélien Nicolas Maduro : les États-Unis n’ont cessé de mettre Cuba sous pression depuis la révolution communiste de 1959 sur l’île des Caraïbes, à l’exception d’un dégel historique sous la présidence Obama. 

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Retour sur les relations conflictuelles des deux pays.

La Baie des cochons

La révolution menée par Fidel Castro, qui renverse en 1959 la dictature de Fulgencio Batista, marque la rupture entre les deux pays. Auparavant, les États-Unis exerçaient depuis le début du XXe siècle une domination politique et économique sur cette île distante de moins de 200 km des côtes de la Floride.

Les castristes se mettent Washington à dos en lançant une réforme agraire assortie d’une vaste campagne de nationalisations de terres et d’entreprises américaines.

Les États-Unis rompent les relations diplomatiques avec La Havane en janvier 1961.

Trois mois plus tard, quelque 1 400 exilés cubains entraînés et financés par la CIA tentent de débarquer dans la Baie des Cochons, au sud de l’île, pour renverser Fidel Castro, mais ils sont défaits par l’armée cubaine.

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Embargo économique

En février 1962, les États-Unis instaurent un embargo commercial et financier contre Cuba — toujours en vigueur — pendant que le pays se rapproche de l’Union soviétique et commence à apporter son soutien à plusieurs guérillas latino-américaines.

En octobre de la même année, l’installation de missiles nucléaires soviétiques sur l’île, repérés par les États-Unis, déclenche une crise majeure qui met le monde au bord d’un conflit atomique.

Washington durcit l’embargo au fil des années, y compris après la chute de l’URSS — qui fut le principal soutien financier de Cuba — en 1991.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Dégel sous Obama

Une détente s’amorce après l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009, aboutissant au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 2015, et à un assouplissement de l’embargo.

En 2016, le démocrate devient le premier président américain en exercice à se rendre à Cuba depuis la révolution.

Il met fin l’année suivante à un dispositif en vigueur depuis 1995, qui permettait aux immigrants clandestins cubains arrivés sur le territoire américain d’obtenir un permis de séjour.

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L’abrogation de ce régime spécial répondait à une demande de longue date de La Havane, qui y voyait une incitation à l’exil de ses ressortissants.

Retour sur la liste des États soutenant le terrorisme

Pendant son premier mandat (2017-2021), son successeur républicain Donald Trump durcit considérablement l’embargo, inspiré notamment par le sénateur Marco Rubio, né de parents émigrés cubains, qui deviendra en 2025 son chef de la diplomatie.

Quelques jours avant de céder le pouvoir à Joe Biden en janvier 2021, Donald Trump remet Cuba sur la liste des « États soutenant le terrorisme », dont Barack Obama l’avait retiré en 2015.

Cette mesure, qui complique encore le commerce et les investissements étrangers dans l’île, sera abandonnée en toute fin de mandat de Joe Biden, avant d’être réinstaurée par Donald Trump dès son retour au pouvoir en janvier 2025.

Washington a par ailleurs annoncé en juillet 2025 des sanctions inédites contre le président cubain Miguel Diaz-Canel, pour son rôle dans la répression des manifestations historiques de 2021 contre le gouvernement.

Guantanamo

Autre contentieux : La Havane réclame régulièrement que lui soient restitués les 117 kilomètres carrés où est installée depuis 1903 la base américaine de Guantanamo, à l’extrême pointe est de l’île.

Le site est connu pour sa prison militaire ouverte après les attentats du 11 septembre 2001, mais abrite également un centre de rétention pour migrants illégaux.

Venezuela

Donald Trump multiplie les menaces contre Cuba après le raid américain du 3 janvier 2026 à Caracas et la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, le principal allié de La Havane et jusque-là son principal fournisseur de pétrole.

Après avoir tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba, le président américain signe fin janvier un décret stipulant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Une volonté d’« asphyxier » l’économie de l’île, dénonce Miguel Diaz-Canel.

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