Taux d’impôt réduit pour les PME: les Québécois favorables à l’équité fiscale

Agence QMI
Partager
Les Québécois s’opposent majoritairement à la politique fiscale qui empêche l’accès au taux d’impôt réduit sur les revenus aux PME des secteurs des services et de la construction, lorsqu’elles rémunèrent moins de 5 500 heures de travail par année pour l’ensemble de leurs employés.
C’est ce que révèle un sondage Léger publié mercredi pour le compte de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). En effet, 75 % des Québécois se disent contre une telle politique fiscale «unique au Canada».
«La population du Québec est très sensible aux injustices et aujourd'hui, elle envoie un message clair et sans appel au gouvernement du Québec : elle est contre cette politique fiscale», a indiqué dans un communiqué François Vincent, vice-président de la FCEI pour le Québec.
La FCEI ne croit pas qu’imposer davantage les PME puisse favoriser leur croissance et la prospérité des régions.
L’opinion des Québécois sur le sujet n’a pas changé puisqu’un sondage sur cette même question, en février 2020, corrobore avec les résultats. Le coup de sonde indiquait alors que 72 % des répondants étaient défavorables à cette restriction.
«Les résultats de nos deux sondages d'opinion montrent que la population québécoise souhaite que son gouvernement mette en place un taux réduit pour les PME et qu'elles puissent en bénéficier, peu importe le secteur d'activité», a détaillé M. Vincent.
«Le budget du ministre des Finances est l'occasion à saisir pour rétablir l'équité fiscale, éviter aux petites entreprises de frapper un mur fiscal au pire moment de leur histoire et insuffler un peu d'espoir à nos entrepreneurs malmenés par la crise», a-t-il ajouté.