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Les Québécois de plus de 50 ans se sentent plus jeunes que jamais: «Les aînés sont plus actifs et sociaux actuellement»

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Photo portrait de Félix  Desjardins

Félix Desjardins

2026-05-28T10:00:00Z

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Si le Québec comprend une des populations les plus vieillissantes de la planète, les Québécois de 50 ans et plus, eux, se sentent beaucoup plus jeunes que leur âge réel. 

Il s’agit d’une des conclusions d’un sondage mené par la FADOQ auprès de plus de 3500 de ses membres. L’âge réel moyen des répondants, de 71,5 ans, est largement supérieur à leur âge ressenti moyen (61). Plusieurs facteurs expliquent cette disparité, selon Yves Bouchard, président de cet organisme représentant les intérêts de près de 620 000 membres.

Yves Bouchard est le président de la FADOQ. Crédit: Photo fournie par la FADOQ
Yves Bouchard est le président de la FADOQ. Crédit: Photo fournie par la FADOQ Photo fournie par la FADOQ

« Les aînés sont plus actifs et sociaux actuellement, donc ils ont une perception plus jeune leur âge réel, note-t-il au bout du fil. Les gens redécouvrent leur capacité à n’être pas si vieux que ça, finalement. Il y a aussi des avancements sur le plan de la santé. »

Une autre pierre d’assise de cette étude baromètre est la perception des membres quant au fait de vieillir. Seulement 16 % des personnes sondées voient cette réalité de façon négative. Les réactions positives (40 %) et neutres (44 %) sont des signes de progrès, selon M. Bouchard.

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Combattre les clichés

Selon l’Institut de la statistique du Québec, les personnes âgées de 65 ans et plus pourraient constituer le quart de notre population en 2031. Cette évolution démographique, particulièrement prononcée dans la province, pourrait creuser un fossé entre les générations à moins de « combattre certains clichés déjà présents dans la société ».

« On entend que les personnes aînées contribuent au fardeau social et il y a des phénomènes de généralisation, mentionne M. Bouchard. Il faut travailler là-dessus, parce qu’on ne veut pas qu’elles soient mises de côté dans 20 ans. »

Par ailleurs, 71 % des répondants critiquent la représentation du vieillissement dans les médias et l’invisibilisation du rôle social des personnes aînées. « On présente souvent les extrêmes : les personnes malades, ou celles qui ont accompli de grands exploits », complète le président de la FADOQ.

Plus du quart des participants à ce sondage en ligne ne veulent plus jamais entendre qu’ils représentent un « poids pour les générations futures ». L’infantilisation des aînés et le fait d’assumer qu’ils sont malhabiles avec la technologie font partie des autres comportements décriés par les personnes sondées.

« On voit qu’il y a un changement de perception par rapport au vieillissement, ajoute M. Bouchard. Nos aînés sont un groupe extraordinaire qui contribue à la société, des personnes qui veulent avoir une bonne qualité de vie et vivre dans la dignité. »

Une nouvelle identité
Nouveau logo de la FADOQ Crédit: Photo fournie par la FADOQ
Nouveau logo de la FADOQ Crédit: Photo fournie par la FADOQ Photo fournie par la FADOQ

Par ailleurs, la FADOQ a profité du dévoilement des résultats de ce sondage, qui sera mené annuellement, pour faire peau neuve. En plus d’arborer un nouveau logo, qui n’est pas sans rappeler un soleil, l’organisme fondé en 1970 a annoncé sa nouvelle devise, « Faire rayonner la force de l’âge ».

« On voulait que notre approche visuelle représente l’élan qu’on perçoit chez nos membres », résume Yves Bouchard.

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