Peu de réponses pour les premières périodes difficiles du Canadien
Il a accordé plus de buts et de tirs au but qu'il n'en a obtenu en première période pendant toute la saison


Dave Lévesque
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Le Canadien connaît des difficultés à bien amorcer ses matchs depuis trois semaines, et ça s’est encore produit au cours de la dernière fin de semaine.
Même s’il n’a obtenu que deux lancers contre dix lors du premier engagement à Toronto samedi, le Canadien en est ressorti avec un pointage de 0 à 0 et il faut admettre que l’équipe a connu une bien meilleure période que le chiffre des lancers ne l’indique. Elle a manqué de précision et les Leafs ont bloqué des tirs, ce qui fausse la donne.
Par contre, la veille à Ottawa, l’amorce n’a vraiment pas été bonne avec un recul de 0-2 et 4 tirs au but contre 14 dans le cas des Sénateurs, ce qui a fait dire à Martin St-Louis que son équipe avait connu «encore un départ inacceptable».
Il dit ça parce qu’en début de semaine, contre les Red Wings au Centre Bell, le Canadien avait accordé pas moins de 23 tirs, n’en décochant que 4. Samuel Montembeault a dû être spectaculaire pour permettre à l’équipe de retourner au vestiaire avec un retard de seulement 1 à 0.
Beaucoup de buts
On retrace le début des difficultés du Canadien pour amorcer ses matchs à la fin du mois de mars. Cette séquence dure depuis 12 rencontres au cours desquelles le Canadien a accordé 15 buts au premier tiers et n’en a marqué que 5.
Au cours de la même séquence, l’équipe a été dominée 137 à 69 au chapitre des tirs au but dans les 20 premières minutes des rencontres qu’elle a disputées.
Depuis le début de la saison, la première période est d’ailleurs la moins bonne de l’équipe, qui y a accordé 82 buts tandis qu’elle en a inscrit 64. C’est plus serré par la suite puisque le Canadien en a marqué 80 et accordé 83 au second engagement et qu’il fait match nul 84-84 au dernier tiers.
C’est donc dire que ce n’est pas une tendance, mais bien un fait établi, le Canadien joue mieux à mesure que le match progresse. Ça explique sans doute en partie sa capacité de jouer du hockey de rattrapage puisque malgré la séquence qu’il traverse, il présente une fiche très enviable de 5-1-1 en avril.
Du pareil au même
Il a été question des buts, mais qu’en est-il des tirs au but dans tout ça? C’est pratiquement la même chose. L’équipe prend son élan et accélère même si elle accorde plus de tirs qu’elle n’en dirige, toutes périodes confondues.
En première période, le Canadien a décoché 642 tirs contre 768 pour l’adversaire, un écart négatif de 126. En période médiane les chiffres passent à 702 et 784 pour un écart de 82 et en troisième période, ça se resserre avec 681 tirs au but pour le Tricolore contre 735 pour l’adversaire, une différence de seulement 54.
On a envie de dire que ceci explique cela. Ça serait simpliste, mais c’est un peu ça même si le problème est un peu plus profond.
Vendredi, après la défaite contre les Sénateurs, on sentait une préoccupation réelle de la part des joueurs et de Martin St-Louis quand le sujet était abordé.
Il est évident que tout le monde sait que partir en retard peut mener rapidement au désastre en séries éliminatoires où chaque seconde compte. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde est conscient du problème et que la réponse a été nettement meilleure à Toronto, bien que les chiffres ne racontent pas la même histoire.
Mais dans le fond, l’histoire d’un match s’écrit sur la glace et non sur le papier.
Premières périodes depuis 12 matchs
BP 5 BC 15
Tirs au but pour 67 Tirs au but contre 137
Depuis le début de la saison
Buts par période
1 2 3 P
Canadien 64 80 84 8
Adversaire 82 83 84 7
Tirs au but par période
1 2 3 P
Canadien 642 702 681 28
Adversaire 768 784 735 40