Les Predators impliqués dans une course serrée dans l'Ouest : un air de déjà-vu à Nashville
Leur parcours rappelle celui du Canadien la saison dernière


Dave Lévesque
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NASHVILLE | Quand on regarde la tangente des Predators de Nashville, on a une impression de déjà-vu. Même Martin St-Louis a la même impression.
« Leur saison ressemble beaucoup à la nôtre l’an passé. À l’Action de grâce, ils étaient proches du dernier rang et là ils sont dans les séries. C’est une équipe qui a trouvé une manière de se remettre dans la course. »
Les Predators étaient en effet derniers du classement général de la LNH au 1er décembre et ils ont ensuite commencé tranquillement à remonter au point où ils occupent actuellement la place de dernière équipe repêchée dans l’Association Ouest.
En date de samedi après-midi, ils occupaient la 8e place dans l’Ouest avec 77 points, un de plus que les Kings et trois de plus que le Kraken qui a un match en main sur les deux équipes qui ont disputé 72 rencontres.
Il faut quand même rappeler qu’avec 77 points, les Preds seraient à 10 points d’une place en séries dans l’Est où ils occuperaient la 13e position.
« C’est fou »
Le jeune Zachary L’Heureux ne boude pas son plaisir, il adore ce qu’il vit en ce moment surtout qu’après avoir passé les trois quarts de la saison dernière dans la LNH, il s’est retrouvé dans la Ligue américaine cette année avant d’être rappelé au retour de la pause olympique.
« C’est malade. C’est vraiment le meilleur temps de l’année. C’est la première fois dans ma jeune carrière que je vis ça. Junior, tout le monde faisait pas mal les séries chaque année. À ma première année à Milwaukee, on était tellement bons qu’à ce temps-ci on était déjà dans les séries et l’an passé c’était l’opposé, on n’était même pas proches. C’est une énergie le fun, chaque soir c’est un septième match. On le sent en ville, les partisans sont impliqués. »
L’ajout de jeunes joueurs a été rendu nécessaire parce que la direction a décidé de faire un peu de dégraissage même si l’équipe jouait mieux. Dans les derniers mois, la direction des Preds a envoyé des vétérans comme Michael McCarron, Cole Smith et Michael Bunting sous d’autres cieux.
« On jouait quand même du bon hockey depuis janvier et aussi en février et quand la date limite des échanges est arrivée, on était sur le bord et on croyait quand même en nous. I ’organisation a échangé des joueurs, c’était quand même plate comme situation, surtout de perdre deux joueurs avant un match important à Columbus.
« Il peut y avoir une certaine motivation là-dedans, a souligné Marchessault, mais ça reste une business et je ne dis pas qu’ils ont eu tort ou qu’ils avaient raison. Mais voir à quel point on joue bien en ce moment, c’est rafraîchissant. »
Apport des jeunes
Ce que le vétéran estime être rafraîchissant, c’est entre autres l’apport des jeunes joueurs qui sont venus prendre la place des vétérans qui ont été échangés.
« Quand il y a une opportunité qui se présente, c’est aux jeunes de prendre leur chance parce que tu n’as pas plusieurs chances de joueurs dans l Ligue nationale, il y en a qui en ont plus que d’autres, et nos jeunes sont en train de la saisir.
« On sait que pour gagner dans la Ligue nationale ça prend 20 joueurs. Quand les jeunes sont arrivés, c’était à nous de les aider et de les motiver en leur disant qu’on avait besoin de leur énergie pour donner le ton. Nous, on continue d’avoir nos rames dans l’eau et de pagayer. »
Zachary L’Heureux, qui a 22 ans, renvoie la balle à son coéquipier de 35 ans.
« Les vétérans qui ont traversé les hauts et les bas en début d’année, c’est à cause d’eux qu’on est dans cette position en ce moment. Les jeunes, on est tous arrivés à peu près au même moment et on savait qu’on avait une chance de participer aux séries alors on a amené notre énergie. On veut vraiment être intégré à l’équipe. »