Des policiers visibles et très présents, selon le chef Robert Pigeon
Taïeb Moalla | Journal de Québec
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Gyrophares des véhicules allumés, les policiers seront présents en grand nombre, à partir de ce soir, dans les rues de Québec pour faire respecter le couvre-feu.
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C’est du moins l’assurance donnée vendredi soir par le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon, en entrevue avec Le Journal. « Il y aura des policiers supplémentaires et ils seront en quantité suffisante très certainement pour la première fin de semaine de couvre-feu. On a l’agilité qu’il faut pour ajouter encore plus ou diminuer les effectifs dépendamment de la situation sur le terrain », a-t-il fait savoir sans dévoiler de chiffres précis sur ce déploiement aussi massif qu’inusité.
S’adressant directement à la population, il a ajouté que « vous allez remarquer la présence policière. J’ai demandé que, lors des premières heures du couvre-feu, les policiers circulent dans les secteurs résidentiels avec les gyrophares allumés pour envoyer un signal aux gens qui pourraient être tentés de sortir de chez eux. »
#resterchezsoi | COUVRE-FEU 20h-5h | Les patrouilleurs circuleront à bord de leurs auto-patrouilles, gyrophares allumés, dans les rues de l’agglomération de la ville de Québec afin de démontrer une présence visible sur le territoire. pic.twitter.com/yaBhWAMAr8
— Service de police de la Ville de Québec (@SPVQ_police) January 9, 2021
Fardeau de la preuve inversé
M. Pigeon a expliqué à quel point la situation actuelle est juridiquement différente de tout ce que nous avions vécu jusqu’à présent. Ainsi, toute personne se trouvant à l’extérieur de son domicile, du 9 janvier au 8 février, entre 20 h et 5 h, est considérée comme « automatiquement en infraction ». Pour éviter de recevoir sur-le-champ un constat d’infraction de 1000 à 6000 $, il faudra « démontrer qu’on a une raison légitime d’être à l’extérieur de la résidence ».
Le chef Pigeon suggère fortement aux citoyens d’avoir « les papiers et les informations pertinentes en main » pour convaincre les policiers des raisons de leur présence nocturne à l’extérieur.
Conscient qu’il peut malgré tout y avoir des zones grises et des interprétations différentes, M. Pigeon a répété que « le policier doit appliquer la loi. Mais il doit apprécier un certain nombre de faits avant d’émettre un constat d’infraction. »
Le chef policier s’est toutefois dit convaincu que « ça va bien se passer, car les citoyens de la région de Québec veulent vraiment que ça fonctionne et qu’ils respectent de façon générale l’ensemble des règles sanitaires en vigueur ».
Les fumeurs
Interrogé sur l’enjeu spécifique des locataires qui n’ont pas de cour et qui veulent quand même fumer une cigarette dehors le soir, M. Pigeon a soutenu que cela sera laissé « à l’appréciation et au jugement des policiers ». Le principe général demeure qu’on ne doit pas se trouver à l’extérieur de son domicile pendant le couvre-feu.
Pressé de questions au sujet des règles applicables aux fumeurs, il a conclu, à la blague, avec cette suggestion : « Je leur conseillerais de cesser de fumer. »