Les pneus usés de Price

Réjean Tremblay
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Le docteur Alain Cirkovic, orthopédiste en chef, était en vacances au Portugal quand je l’ai dérangé hier matin à 6 h 15. Il faut dire qu’il était midi pour lui et qu’au pire, je coupais dans sa salade...
Le doc a remplacé mes deux genoux et une hanche au cours des années. Avant les chirurgies, à force de traitements, il m’avait permis de rogner 10 ans à la douleur.
Des genoux, il connaît ça.
Je voulais qu’il me parle des genoux de Carey Price. Il l’a fait. Mais ce n’était pas une vraie entrevue, puisqu’il n’a pas eu accès aux rayons X et aux résonnances magnétiques des genoux de Price : « Mais, chose certaine, un homme comme Carey Price peut marcher normalement, même courir s’il le faut et mener une vie normale avec des genoux en mauvais état. Mais jamais il ne pourrait subir une série de flexions à 115 ou 120 degrés comme l’exige le style papillon », d’expliquer le doc.
Des pneus en mauvais état
En plus, à cause des exigences du hockey, que ce soit les ménisques ou les ligaments, la douleur deviendrait vite insupportable. Avec une probabilité de développer de l’eau dans le genou.
Selon Cirkovic, les spécialistes que les compagnies d’assurances vont mandater pour les examens vont sans doute arriver aux mêmes conclusions : « C’est comme des pneus usés. Tu peux rouler doucement avec des pneus qui ont déjà roulé trois étés. Mais s’il pleut, tu dois ralentir parce que les rayures usées ne permettent plus d’évacuer l’eau. T’auras pas de problème à faire Sainte-Adèle–Montréal, mais tu ne pourrais jamais compétitionner pendant 70 tours sur une piste de course », explique le docteur Cirkovic.
Comme il pilote une McLaren, je le crois.
Donc, il faut croire Carey Price...