Les PME, «déçues», demandent à Ottawa de ne pas jouer le jeu de Trump
Elles veulent qu’Ottawa s’assure de ne pas punir les petites entreprises lors d’une éventuelle réplique aux tarifs américains


David Descôteaux
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Les PME du Québec, par la voix de l’organisation qui défend leurs intérêts, se disent «déçues» de la mise en place des tarifs de Donald Trump, qui seront confirmés d’une minute à l’autre.
«Nous sommes profondément déçus par l’annonce du président Trump confirmant l’imposition de tarifs douaniers de 25% sur les produits canadiens. Ces tarifs entraîneront des répercussions économiques majeures sur les PME de chaque côté de la frontière», dit Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.
L’enjeu du commerce international ne concerne pas uniquement les grandes entreprises, souligne l’organisme de défense des PME. Plus de la moitié (51%) des PME canadiennes participent à des échanges commerciaux avec les États-Unis, à la fois des importations et des exportations.

«Si le Canada réplique en imposant des tarifs à son tour, les petites entreprises − dont la marge bénéficiaire est déjà mince − n’auront d’autre choix que d’augmenter leurs prix. Cela va faire baisser davantage la demande. Bien que nous reconnaissions qu’une riposte du gouvernement soit inévitable, nous demandons à Ottawa de s’assurer que l’imposition de tarifs canadiens n’aura pas d’impact généralisé sur les PME du pays», ajoute Jasmin Guénette.
«Les tarifs de Donald Trump sont une mauvaise politique publique pour les États-Unis. Ils viennent de se mettre une taxe de 25% sur eux-mêmes. Si on réplique dollar pour dollar comme certains veulent, on ne fait pas mieux que lui. On devrait être plus intelligent que lui et minimiser la réplique pour que les PME ne se retrouvent pas à payer doublement», explique-t-il.
Puisque le président Trump compte réduire la paperasserie et les impôts, les gouvernements canadiens doivent aussi s’assurer que les PME d’ici soient davantage compétitives par rapport à celles des États-Unis et d’autres pays, ajoute l’organisme par communiqué.
«L’heure est venue de réduire le fardeau fiscal et réglementaire et de mettre en place un accord de reconnaissance mutuelle pour éliminer les obstacles au commerce interprovincial», dit M. Guénette.