Les Philippines et les États-Unis signent un accord de renseignement militaire

AFP
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Les secrétaires à la Défense philippin et américain ont signé lundi à Manille un accord de renseignement militaire et de partage technologique dans l’optique de contrebalancer l’influence chinoise dans la région du Pacifique.
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L’Accord de sécurité générale et de renseignement militaire, signé par Gilberto Teodoro et Lloyd Austin, permettra le partage d’informations classifiées pouvant être utiles pour la défense nationale d’alliés de Washington et rationalisera la vente de certaines technologies protégées, ont précisé des responsables.
Il a été conclu au début d’une visite de M. Austin à Manille, qui doit être marquée par une rencontre avec le président Ferdinand Marcos Jr.
Les deux ministres n’ont fait aucun commentaire lors de la cérémonie de signature, mais le département de la Défense philippin a salué une «avancée cruciale pour l’amélioration du partage de renseignements et l’approfondissement de l’interopérabilité» entre les deux pays.
Il permettra aux Philippines d’accéder à des «capacités plus élevées et à des articles de grande valeur» de la part des États-Unis, et il «ouvrira des possibilités de conclure des accords similaires» avec d’autres pays, a déclaré le secrétaire adjoint à la Défense des Philippines, Arsenio Andolong.
La signature de l’accord intervient à un moment où Manille continue de s’opposer aux revendications maritimes de Pékin sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, environ deux mois avant le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump, tenant d’une ligne dure face à la Chine.
Le géant asiatique ignore une décision internationale de justice, estimant que ses prétentions territoriales sur ces eaux n’ont aucune base légale.
Selon Manille, qui a aussi ses propres revendications concernant cette mer, des navires des garde-côtes chinois y harcèlent des bateaux philippins et les empêchent d’accéder à des récifs et à des îles de la zone.
Ces ambitions rivales se sont traduites par de fréquents accrochages violents ces 18 derniers mois. Des marins ont été blessés et des vaisseaux endommagés du côté philippin.
Washington et Manille étant liés par un traité de défense mutuelle, la situation fait craindre un engagement américain si elle venait à dégénérer en conflit armé.
Dans ce contexte, la Défense philippine a expliqué que Lloyd Austin devait visiter l’île occidentale de Palawan mardi pour y rencontrer des troupes responsables des patrouilles et de la protection d’avant-postes en mer de Chine méridionale.
MM. Austin et Teodoro ont également organisé une cérémonie de pose de la première pierre d’un «centre de coordination combiné» au sein du quartier général de l’armée philippine à Manille, mais ils n’ont donné que peu de détails sur ses fonctions.
Ce centre «permettra le partage d’informations en temps réel» et «contribuera à renforcer l’interopérabilité pendant de nombreuses années», a déclaré Lloyd Austin dans un discours.