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Les pays médiateurs vont proposer une trêve à Gaza

Le directeur du Mossad, David Barnea.
Le directeur du Mossad, David Barnea. AFP

AFP

2024-10-30T13:55:57Z

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Les pays médiateurs s’apprêtent à proposer une trêve dans la bande de Gaza, a annoncé mercredi une source proche des discussions, pendant qu’Israël poursuit ses frappes meurtrières dans le territoire palestinien et au Liban.

• À lire aussi: Le nouveau chef du Hezbollah va «renforcer la résistance», selon le président iranien

Un projet de trêve «de moins d’un mois» a fait l’objet de discussions à Doha entre le chef du Mossad, le renseignement extérieur israélien, David Barnea, le directeur de la CIA Bill Burns et le premier ministre qatari, qui se sont terminées lundi, selon cette source.

Les tentatives de médiation menées par le Qatar, les États-Unis et l’Égypte, pour imposer un cessez-le-feu dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien, en guerre depuis plus d’un an, sont restées vaines jusqu’à présent.

Depuis le 6 octobre, l’armée israélienne concentre principalement son offensive dans le nord de la bande de Gaza, où au moins sept opérations ayant fait un nombre «massif» de victimes ont été signalées pendant la semaine écoulée, selon le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Mardi, une frappe israélienne sur un immeuble de cinq étages à Beit Lahia a fait 93 morts, selon la Défense civile.

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L’armée israélienne a dit examiner ces informations.

Principal soutien militaire d’Israël, les États-Unis ont dit avoir «contacté» leur allié pour demander des comptes après cette frappe «horrible».

«L’immeuble s’est effondré dans la nuit, surprenant les habitants dans leur sommeil», a raconté à l’AFP un voisin âgé de 30 ans, Rabie al-Chandagly. «La plupart des victimes sont des femmes et des enfants. Les gens essaient de sauver les blessés, mais il n’y a ni hôpitaux ni soins médicaux adéquats.»

Selon l’OCHA, deux hôpitaux seulement, Kamal Adwan et Al-Awda, sur un total de 20, «restent opérationnels, bien que partiellement», dans le nord de Gaza.

Le Croissant-Rouge palestinien a signalé mercredi une frappe de missile israélienne qui a fait deux morts dans une tente abritant des déplacés à Deir El-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, et une frappe sur une maison qui a fait trois morts à Khan Younès, dans le sud.

L’armée israélienne a prétendu avoir mené «une frappe de précision» à Khan Younès contre le Hamas et le Jihad islamique, un groupe allié.

«Graves pénuries»

Mardi, le Parlement israélien avait voté l’interdiction en Israël des activités de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, considérée comme la «colonne vertébrale» de l’aide au territoire assiégé, provoquant un tollé international.

Israël a accusé des employés de l’UNRWA d’avoir participé à l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 sur son sol, qui a déclenché la guerre à Gaza.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dit redouter «des conséquences dévastatrices» pour les Palestiniens et envoyé une lettre au premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, espérant que cette loi ne serait pas appliquée.

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L’OCHA a de nouveau sonné l’alarme mercredi sur la crise humanitaire à Gaza et affirmé que durant le mois d’octobre, «la distribution de nourriture avait été très limitée à cause de graves pénuries dans les approvisionnements».

Israël contrôle strictement toutes les entrées de l’aide internationale dans le territoire palestinien, pourtant vitale pour sa population.

Selon l’OCHA, «plus de 1,7 million de personnes, soit 80 pour cent de la population, n’ont pas reçu leurs rations de nourriture pour le mois dans la bande de Gaza».

L’offensive israélienne à Gaza a fait jusqu’à présent 43 163 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

En Israël, l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien a entraîné la mort de 1206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP fondé sur les données officielles israéliennes, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Sur les 251 personnes enlevées, 97 restent otages à Gaza dont 34 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.

Combats à Khiam

La guerre a gagné depuis plus d’un mois le Liban, où Israël multiplie depuis le 23 septembre les frappes aériennes contre le Hezbollah, allié du Hamas, parallèlement à une offensive terrestre lancée le 30 septembre dans le sud du pays, l’un des fiefs du mouvement islamiste chiite frontalier du nord d’Israël.

Selon une source de sécurité, une camionnette remplie de munitions a été visée mercredi par une frappe israélienne, qui a tué son chauffeur, sur la route reliant Beyrouth à la capitale syrienne, Damas.

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L’aviation israélienne a également bombardé mercredi une dizaine de villes et villages du sud du Liban, selon l’agence de presse libanaise ANI.

Selon l’ANI, des combats faisaient rage dans le secteur de Khiam, à environ six kilomètres de la frontière.

Dans l’est, l’armée israélienne a ordonné aux habitants de la ville de Baalbeck d’évacuer les lieux, en prévision de nouvelles frappes.

Le mouvement libanais a de son côté annoncé avoir lancé «une escadrille de drones d’attaque» sur une base militaire proche de Haïfa, dans le nord d’Israël.

Israël affirme vouloir neutraliser le Hezbollah dans le sud du Liban pour permettre le retour dans le nord d’Israël de 60 000 habitants déplacés par les tirs de roquettes incessants depuis le début de la guerre à Gaza.

Au moins 1754 personnes ont été tuées depuis le 23 septembre au Liban, d’après un décompte de l’AFP établi sur des données officielles.

Après la mort de son chef, Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne le 27 septembre, le Hezbollah a porté mardi à sa tête son numéro deux, Naïm Qassem.

Le mouvement, soutenu par l’Iran tout comme le Hamas, a promis de continuer à se battre contre Israël tant que l’offensive contre Gaza se poursuivrait.

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