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Le Rocket honore Guy Lafleur avant de plier l'échine

Félix Desjardins et Agence QMI

2022-04-23T00:52:22Z

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Après avoir rendu hommage à Guy Lafleur avant son match de vendredi contre les Marlies de Toronto, le Rocket de Laval n’est pas parvenu à assurer sa participation aux séries éliminatoires pour la première fois de son histoire, vendredi, baissant pavillon 5 à 1 face aux Marlies de Toronto à la Place Bell.

Même si elle ne désirait pas damner le pion du Canadien de Montréal, qui dédiera une cérémonie à la mémoire du Démon blond dimanche, l’organisation du Rocket ne pouvait passer outre le décès de Guy Lafleur. 

Avant même que l’annonceur maison de la Place Bell ne finisse la lecture d’un court hommage, les murs de l’amphithéâtre tremblaient au son des «Guy, Guy, Guy» scandés par les partisans. Un court moment de silence a ensuite été observé en l’honneur du numéro 10.

Dans le duel du jour, le club-école des Maple Leafs de Toronto s’est distancé de ses rivaux grâce à une poussée de trois buts en fin de période médiane.

Joey Anderson a lancé le bal lorsqu’il a profité d’une savante remise de Brett Seney pour se retrouver seul devant Kevin Poulin. Laissé à lui-même, le portier québécois a été impuissant devant le tir précis d’Anderson.

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Le scénario s’est reproduit quelques minutes plus tard, lorsque le capitaine des Marlies Rich Clune a profité d’un deux contre un pour donner les devants aux siens. L’ex-arrière des Predators de Nashville Philippe Myers a clos l’engagement en trompant Poulin d’un tir vif, quelques secondes après avoir déculotté Gabriel Bourque.

La formation lavalloise avait pourtant entamé la rencontre du bon pied. En milieu de premier vingt, Joël Teasdale a enfilé l’aiguille en faisant ricocher la rondelle sur le bras de Michael Hutchinson.

Le gardien des Marlies a défendu sa cage avec brio, lui qui a réussi 35 parades.

Nick Robertson et Pontus Holmberg, dans un filet désert, ont cloué le cercueil lavallois en faisant mouche en troisième période.

Le Rocket aura peu de temps pour se remettre de ses émotions, puisqu’il tentera de confirmer sa qualification au tournoi printanier en battant le Crunch à Syracuse samedi soir.

Les partisans du Rocket pleurent le Démon blond

À voir les nombreux partisans qui arboraient le chandail de Guy Lafleur à l’occasion, on aurait pu croire que le club-école du Canadien de Montréal avait été nommé en l’honneur d’une autre légende de l’organisation.

Même si l’annonce du décès du Démon blond était redoutée depuis quelque temps, elle a eu l’effet d’une onde de choc sur la planète hockey et dans l’entièreté de la Belle Province. 

MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL

«C’est une journée difficile, observe le partisan Denis Rioux devant la Place Bell, quelques minutes avant le début du match entre le Rocket et les Marlies de Toronto.

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«Ç’a été un gros choc aujourd’hui, même si on s’y [attendait]. Guy Lafleur, c’était un modèle de personnalité et de persévérance.»

Sans surprise, le qualificatif le plus employé pour décrire le natif de Thurso est «idole». Franco Bertoni fait partie d’une génération de Québécois qui ont grandi en admirant les exploits de Guy Lafleur.

«Chaque fois qu’il touchait la rondelle, on était debout. C’est plate pour les jeunes qui n’ont pas vu ce gars-là jouer. C’est dur à expliquer.»

Un homme du peuple  

Même s’il n’a pas eu la chance de le voir survoler la patinoire du Forum, le jeune Marc-Antoine Proulx a appris à idolâtrer le numéro 10 en écoutant les récits de son père Daniel.

«Il a inspiré les joueurs de notre ère, note l’adolescent. On associe tous le numéro 10 à Guy Lafleur. J’ai porté ce numéro [dans le hockey mineur] en son honneur.»

«C’est un homme du peuple qui a réussi sa carrière, louange à son tour le paternel. J’ai eu la chance de le rencontrer. C’était comme parler à quelqu’un que j’ai connu toute ma vie.»

La grande accessibilité de Guy Lafleur, tant pendant qu’après son illustre carrière, a aussi aidé à bâtir sa renommée.

«Il allait voir les gens. Ce n’était pas une vedette. C’était un gars accessible, note quant à elle Marie-Ève Lafleur, qui ne partage par ailleurs aucun lien familial avec le flamboyant attaquant.

«[Il était] le gars impliqué partout, le petit gars du Québec qui n’a jamais oublié ses origines.»

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