Les partisans du CH ont causé de vrais petits tremblements de terre à Montréal lundi soir

Zoé Arcand
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Les célébrations au Centre Bell lors des buts comptés par la Sainte-Flanelle ont été si intenses samedi et lundi qu’elles ont causé des séismes d’une magnitude de 0,5 sur l’échelle de Richter.
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« C’est impressionnant ! Il y a ces augmentations d’amplitude abrupte ! » s’est exclamée Fiona Ann Darbyshire, professeure au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle observait les captures d’écran effectuées samedi par Le Journal du sismographe de Ressources naturelles Canada situé au Collège Jean-de-Brébeuf, à environ 5 km du Centre Bell.

Lors des buts du CH
Lors du match 6 de la série opposant le Canadien de Montréal aux Sabres de Buffalo, samedi, cet appareil qui mesure l’activité sismique a enregistré des pics d’activité lors des buts d’Arber Xhekaj, d’Ivan Demidov et de Jake Evans.
Plus de 21 000 personnes assistaient au match à l’intérieur du Centre Bell et près de 20 000 autres personnes étaient rassemblées à l’extérieur.

« Je dispose d’un capteur [...] dans mon laboratoire au sous-sol de l’Université McGill qui semble avoir lui aussi enregistré quelques pics tout juste après que les Canadiens de Montréal aient marqué », a observé Yajing Liu, professeure associée au Département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université McGill.
Selon ses calculs, les secousses enregistrées à 20h16 et 20h18 étaient de magnitude d’environ 0,5 sur l’échelle de Richter.

« L’hypothèse principale ici est bien sûr que ces pics sont liés aux moments où des points sont marqués », a ajouté la professeure Liu.
Des dizaines de milliers de fans
Lundi soir, lors du match 7 de la série, ce sont les Sabres de Buffalo qui avaient l’avantage de la glace. Peu importe, le Centre Bell était rempli.
Là encore, Yajing Liu a observé des pics d’activité lorsque les joueurs du Canadien sont parvenus à déjouer le cerbère des Sabres à 19h47 et 20h07.


« Quand il y a des dizaines de milliers de personnes, c’est assez pour être détecté par des sismographes. L’équipement est très sensible », a affirmé la Dre Darbyshire.