Coupe Stanley 2024: les Panthers tels un boa
Ils étouffent les joueurs des Oilers


Dave Lévesque
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SUNRISE | On savait que les Panthers de la Floride avaient un style de jeu mal commode, mais en plus de ça, ils sont dangereusement efficaces.
En deux rencontres, ils sont parvenus à blanchir Leon Draisaitl et à limiter Connor McDavid à une passe. En fait, les Oilers n’ont inscrit qu’un seul but lors des deux premiers matchs de la finale que les Panthers mènent sans surprise 2 à 0. Les Oilers vont devoir rebondir en retournant à la maison jeudi et samedi.
Il est difficile de l’emporter quand tes deux meilleurs joueurs ne s’inscrivent pas au pointage. Et pourtant, c’est ce que les Panthers ont réussi à faire.
En effet, Aleksander Barkov, Matthew Tkachuk ou Sam Reinhart n’ont pas encore marqué pour la Floride. C’est plutôt Evan Rodrigues qui mène la charge jusqu’à maintenant avec trois buts en deux rencontres.
Ça illustre parfaitement bien ce que sont les Panthers, une équipe qui est meilleure que les individus qui la composent.
Pas de tirs
On ne sait pas encore si les Floridiens seront en mesure d’appliquer leur style de jeu jusqu’au bout, mais celui-ci est drôlement efficace contre les Oilers.
Les Panthers opèrent un peu comme un boa constrictor. Ils s’enroulent autour de leur proie et ne lui donnent pas d’air pour respirer jusqu’à ce qu’elle étouffe.
C’est du moins la sensation que doivent éprouver les Oilers après les deux premiers matchs. Ils n’ont pas d’espace sur la patinoire, ils sont collés le long de la bande et ils ont du mal à s’installer pour une période un peu plus prolongée en territoire offensif.
C’était particulièrement flagrant lors du second match, où ils n’ont obtenu que 19 tirs. Et encore là, le chiffre est trompeur puisqu’ils n’en avaient que sept après deux périodes. Et en troisième, ils ont été limités à des lancers de loin à taux de succès limité.
Éteint
Pis encore pour les Oilers, ils sont incapables de faire fonctionner leur avantage numérique, qui était le meilleur des séries avant le début de la finale avec un taux de succès épeurant de 37,3%.
Et depuis, dans les deux premiers matchs de la finale? Ils n’ont marqué aucun but en sept occasions.
Ça témoigne une fois de plus de l’excellence du jeu défensif des Panthers, qui protègent bien Sergei Bobrovsky, qui a moins besoin de faire des miracles.
Le gardien russe a certes fait quelques petits miracles dans la première rencontre, mais lundi, il a donné un cadeau à Mattias Ekholm sur le tout premier tir des Oilers, mais ceux-ci n’ont pas réussi à bâtir sur cette tournure favorable des événements.
Des blessés
Le jeu a été particulièrement rugueux lors de la seconde rencontre. Leon Draisaitl a eu une bulle au cerveau en milieu de troisième période quand il a frappé Aleksander Barkov à la tête.
Le capitaine des Panthers s’est écroulé sur la glace et n’est pas revenu au jeu. On ignore toujours dans quel état il se trouve.
Eetu Luostarinen a été victime d’un coup de genou de Warren Foegele en première période. Il a heureusement été en mesure de revenir au jeu, mais Foegele a reçu une pénalité majeure et a été chassé du match. Sa vitesse a manqué aux Oilers. Autant Foegele que Draisaitl pourraient avoir une rencontre avec le comité de discipline.
Finalement, Darnell Nurse s’est blessé en première période. Il n’a finalement effectué que sept présences sur l’ensemble du match. Il n’a joué que 28 secondes en deuxième période et deux fois en troisième pour un total de 1 minute et 34 secondes. Lors des pauses publicitaires, il sautait sur la glace et semblait tester sa hanche droite. Il est un peu perdu en finale, mais ça demeure théoriquement l’un des meilleurs éléments défensifs des Oilers.