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Les Panthers ont aidé les Hurricanes à laminer le CH

Getty Images via AFP
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-05-28T15:41:11Z

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Pouvez-vous croire que les Panthers de la Floride s’étaient débarrassés des Hurricanes de la Caroline en cinq petits matchs il y a un an, en finale de l’Est ? C’est impensable quand on voit aller cette machine de hockey depuis trois matchs contre le Canadien.

Ou encore, depuis le début des séries.

Les Panthers avaient piétiné les hommes de Rod Brind’Amour en distribuant les ecchymoses à un rythme affolant. Leur moyenne de mises en échec dans cette série de cinq matchs s’était élevée, tenez-vous bien, à 48,6 par rencontre.

Et aujourd’hui, c’est un peu grâce aux Panthers que les Hurricanes réservent le même sort au Canadien, en lui passant sur le corps et en lui dictant souverainement sa façon de jouer.

« Cette série était probablement le hockey le plus rude que j’ai joué de toute ma vie, s’est souvenu Logan Stankoven, mercredi soir, après la victoire de 4 à 0 des siens sur le Canadien. Les Panthers ont gagné deux coupes de suite avec ce jeu physique. On en a tiré tellement de leçons.

« Là, c’était notre moment d’amener cette énergie, de rendre la pareille. »
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Bref, les Hurricanes ont perdu une série en se faisant frapper sur le museau et cette année, ils ont donné cet amour au Canadien, et particulièrement à Lane Hutson, qui n’est plus le même depuis les violents coups de Taylor Hall et de William Carrier, entre autres.

« Je pense qu’on montre en ce moment qu’on peut soutenir un effort sur 60 minutes et continuer de rouler sur l’autre équipe. C’est ce que la Floride nous avait fait. C’est dur quand c’est juste vague après vague », a poursuivi Stankoven, très loquace dans le vestiaire.

C’est plus facile à faire quand l’équipe a de l’énergie à revendre. Les Hurricanes ne s’en cachent pas : exploiter la fatigue du CH faisait partie intégrante du plan de match.

Épuiser l’autre club

« On devrait avoir les jambes fraîches, on a eu 12 jours de pause, a rappelé Stankoven. Mais c’est dans notre identité d’être physique. On essaie d’épuiser l’autre club. On sait que Montréal a joué beaucoup de hockey. »

Les Hurricanes ont distribué 157 coups d’épaule dans cette finale de l’Est ; le CH, seulement 95.

Par-dessus tout, les mises en échec sont un indice du niveau d’énergie d’une équipe et ce baromètre est en soi alarmant pour le Tricolore, dont le réservoir apparaît vide après deux séries émotives qui ont nécessité sept matchs.

Un recruteur croisé sur la galerie de presse du Centre Bell a dressé un constat éclairant lors du deuxième entracte : le Canadien jouerait peut-être à armes égales avec les Hurricanes s’il avait gagné le sixième match contre les Sabres de Buffalo le 16 mai dernier. Il aurait alors bénéficié de cinq jours de congé pour recharger ses batteries.

« On a un autre niveau »

Une équipe qui n’a plus rien à perdre demeure une équipe dangereuse.

Malgré l’avance de 3 à 1, les Hurricanes demeuraient très prudents. Il serait facile de se péter les bretelles après une domination aussi nette. 

Ils continuent de respecter les Montréalais et leurs gros canons.

« Ils sont vraiment talentueux, a souligné Stankoven. Ils bougent bien la rondelle. On sait qu’ils ne gaspilleront pas des tirs. Ils ont des joueurs talentueux qui ont un excellent tir si tu leur donnes du temps et de l’espace. Mais on ne leur a pas vraiment donné du temps et de l’espace. »

Le petit attaquant croit même que son équipe a un autre niveau à atteindre.

« Je trouve que notre jeu de puissance n’était pas fantastique. Il ne nous donnait pas du momentum.

« Je crois qu’on peut être encore meilleurs. C’est bien de connaître une performance de la sorte contre une telle équipe, mais tu ne peux pas te permettre un relâchement à ce temps-ci de l’année. »

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